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Jeudi 12 mars 2009

Autrefois le mot ‘jeûne’ faisait partie du vocabulaire de l’Église. Mais depuis qu’on a découvert les propriétés guérisseuses du jeûne il en est tout autrement. Les sciences de la santé disent que le jeûne peut énergiser le corps humain, le rendre plus apte à éprouver des sensations de bien-être. Il suffit de faire quelques recherches sur Internet pour découvrir toutes les institutions qui offrent aux gens la possibilité de suivre une cure par le jeûne.

 

Nous pouvons nous questionner à savoir est-ce que le jeûne est une découverte récente? La réponse est, absolument pas. On pratiquait le jeûne dans les temps les plus reculés. Ce sont les motifs du jeûne qui sont différents.

 

Nous nous rappelons tous du jeûne imposé par l’Église le temps du Carême ou encore de l’Avent. À partir de 1968, l’Église catholique n’a conservé que deux jours de jeûne et d’abstinence, le Mercredi des Cendres et le Vendredi saint. L’abstinence veut dire ne pas manger de viande. Le Carême se pratique également dans les Églises Orthodoxes. Cependant le jeûne n’est pas particulier à l’Église catholique, toutes les grandes religions demandent à leurs membres de jeûner et cela même dans les religions non-déistes, c’est à dire qui n’ont pas Dieu à la base de leurs croyances.

 

Chez les bouddhistes, le jeûne dure trois mois durant lesquels les moines doivent rester dans leurs temples pour prier et jeûner. Nous connaissons tous le jeûne pratiqué dans la religion islamiste, le Ramadan. Pendant un mois, les Musulmans ne doivent pas consommer de nourriture ni de liquide à partir du lever du soleil jusqu’à son coucher. Dans la religion juive c’est le Yom Kippour.

 

Pourquoi les différentes religions demandent-elles à leurs membres de jeûner? Le but n’est pas d’obtenir son salut, mais de procurer un état de bien-être physique et intérieur afin de pouvoir entrer en contact avec soi-même et avec Dieu. Le jeûne a une valeur spirituelle reconnue par toutes les religions, il vient nous rappeler que ‘l’homme ne vit pas seulement de pain.’

 

Avec le Mercredi des Cendres l’Église est entrée en période de Carême. Ce temps nous est donné pour approfondir notre relation à Dieu.

 

 

 

 

Par Dugas - Publié dans : espace-vie - Communauté : L'Acadie
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Vendredi 27 février 2009

Je vous présente un texte d'un ami, père Zoël Saulnier, sur le pardon. ce texte a été diffusé à la radio dans le cadre de la Causerie dominicale.

Avec le soleil de février qui s’étire comme quelqu’un qui sort de son lit le matin, je vous arrive dans cette causerie avec le goût de partager ce que dans ma vie de croyant j’accepte mais que je questionne dans le respect et l’amour : la décision de célébrer le pardon avec absolution  individuelle en ne permettant plus l’absolution collective. Un retour à vivre et non à subir en solidarité avec notre évêque.  Un moment de croissance dans l’expérience pastorale du pardon car on dit que le pardon,  c’est la réalité la plus importante à vivre pour l’Église en ce 21ième siècle. Car peu importe les blessures, les déchirures, le pardon peut laver et refaire ainsi la nouveauté selon cette modalité de l’absolution individuelle.  Célébrer le sacrement du pardon, c’est faire la lessive au cœur de nos existences personnelles et communautaires.

Dans cette causerie en ce dernier dimanche de février qui nous conduira à la saison du  Carême qui est un  temps de conversion pourquoi ne pas parler de ce virage à prendre dans la célébration du sacrement du pardon?

Je suis  plutôt un croyant qui questionne les décisions pour mieux les intégrer à la lumière de l’Évangile. Dans la fidélité à ce que je suis, avec mes limites et mes efforts de communion, je veux discerner avec vous que ce le Seigneur veut de moi dans cette décision qui nous est demandée de privilégier dorénavant  à savoir l’absolution individuelle dans la démarche du pardon. Il faut se rappeler que cette décision n’est pas prise pour rendre plus difficile la célébration du pardon mais pour nous aider à le vivre toujours et davantage dans la vérité. Et dans cette démarche qui nous est demandée ne jamais oublier que c’est toujours Jésus qui dans ce sacrement guérit et réconcilie, sinon ce changement aura été vain. 

Une décision vient d’être prise en Église  au sujet  de l’absolution individuelle sans nier la valeur des célébrations collectives  vécues pendant de nombreuses années et  qui ont fait partie de la vie pastorale de notre Église.

Cette décision a été prise avec un pincement au cœur des pasteurs compte tenu de ce qui a été vécu à l’occasion des célébrations collectives du pardon comme une expérience pastorale valable  et qui  n’a en rien diminuer le pardon comme un rite qui nous refait et qui nous remet debout. Moi  comme vous qui êtes de l’Église, nous obéissons  à cette décision. Mais je vous avoue que cette  décision  je l’assume  avec  une certaine souffrance. Une décision qui demande de ma part une foi plus enracinée dans cette mission de Jésus qui nous a été confiée. Je considère que c’est être adulte dans sa foi que de dire ce que je ressens pour mieux m’ouvrir à cette décision que je crois habitée par la force de l’Esprit.

Nous allons bientôt entrer dans la saison du carême avec le mercredi des Cendres. Je crois que cette saison qui doit être une montée vers Pâques est le temps tout indiqué pour faire ce passage demandé dans l’expérience du sacrement du Pardon au cœur de notre Église diocésaine, au cœur de nos communautés chrétiennes.

Comme l’écrit notre évêque Mgr Vienneau et je cite : « Le temps du carême, temps de conversion et de pénitence, est un moment propice pour donner des enseignements aux gens car plusieurs sont restés avec bien des questions à la suite du décret de la CECC. »

Selon le thème du Carême 2009 : « Tu aimes le monde et nous marchons avec toi », il est important au-delà de nos questions, des nos difficultés devant une telle décision, de continuer  à marcher comme Église, comme communautés chrétiennes, comme individus afin d’aller plus loin qu’un décret  en  nous invitant avant tout à croire davantage à l’amour miséricordieux du Seigneur qui veut nous relever pour mieux marcher ensemble comme peuple de Dieu. Ce n’est pas le pardon qui est remis en cause, mais une manière de célébrer ce pardon dans un sacrement dont l’Église dans sa sagesse nous demande de privilégier, c’est-à-dire la célébration communautaire du pardon avec absolution individuelle.

Quant à moi, l’important  avant tout dans la modalité du pardon qui est permise, c’est   de nous resituer comme individu, comme société dans ce besoin de croire dans un pardon qui est  lieu de guérison, lieu de réconciliation, lieu de paix.    Mon seul souhait  c’est aussi le souhait de notre évêque que ce moment d’adaptation et il faut le dire ce deuil, vivons-les afin de découvrir la grandeur de ce sacrement et malgré tout de ne jamais douter du pardon qui est un cadeau de Dieu à l’humanité.

Je dirais que rien n’est à négliger dans l’appréciation de ce que nous avons vécu par le passé et cela depuis plusieurs années. Dans cette  démarche qui a été la nôtre  selon la modalité de l’absolution collective,  il ne faut pas renier la valeur de notre parcours qui a permis à nos communautés chrétiennes de vivre des célébrations communautaires signifiantes et ainsi nous ouvrir aujourd’hui à l’absolution individuelle.

En assumant cette décision, au-delà de nos déceptions et même les confusions qui peuvent exister autour du sacrement du pardon, il faudrait éviter les comparaisons et d’évaluer les différentes modalités de la célébration du pardon en hissant une modalité sur un piédestal  et en considérant ce que nous avons vécu comme quelque chose à rabais.

C’est une attitude de marketing qui n’est pas digne de la grandeur du pardon dont nous avons tous et toutes besoin. Pour que cette décision n’ait pas de retombées négatives, il faut avant tout profiter de cette occasion qui nous est offerte pour mieux comprendre le sens et la portée du sacrement de la réconciliation comme le signifie notre évêque Mgr Vienneau dans un souci pastoral.

Nous vivons dans un monde qui est bon et que Dieu aime, selon le thème de notre carême 2009. Mais ce monde, il est marqué par un laxisme qui affecte nos consciences et  ainsi la médiocrité s’installe comme une manière de vivre.

Dans nos vies faites de brisures et de faux pas, cette nouvelle démarche devrait nous aider à sortir de notre médiocrité en ayant un regard vrai sur le péché et nous faire découvrir la nécessité d’investir le meilleur de nous-mêmes dans cette démarche de conversion afin de trouver dans nos vies de baptisés les espaces de haine et de violence qui empêchent l’amour de prendre racine, les lieux de destruction qui éteignent la vraie vie dans nos existences et dans le monde  et aussi avouer les manques de responsabilité qui affaiblissent la société et l’Église et de l’avouer en toute humilité. Ayant conscience du péché qui m’habite pour mieux le reconnaître, dans cette démarche de l’absolution individuelle le confesser et ainsi se tenir devant Dieu pour se sanctifier.

Dans ce retour à l’absolution individuelle surtout pour notre génération, il serait bon de se désintoxiquer d’une manière de vivre la confession comme si on se présentait à un guichet automatique où on dépose son lot de péchés sans se responsabiliser pour reprendre un nouveau chemin.  On a appris  trop souvent à regarder notre vie comme un livre de recettes où on évalue en moins ou en plus les ingrédients au lieu de la confronter dans ses limites et ses grandeurs à la lumière de l’Évangile pour enrichir nos terres appauvries par le péché qui est toujours une rupture d’Alliance.

Enfin dans ce changement accepté, comprendre que Dieu est un passionné, c’est pourquoi le pardon existe.

Dans une démarche de pardon avec absolution individuelle qui doit  toujours se vivre en lien avec la communauté, nous répondons à cette passion de Dieu pour nous dans un amour qui n’écrase pas mais qui se penche sur nous pour mieux nous relever. Comme Jésus l’a fait devant la femme  en situation de péchés, Jésus se penche sur le sol et il écrit sur le sable pour enfin  se relever pour montrer jusqu’où va le pardon. Un pardon vécu dans cette démarche de l’absolution individuelle qui nous permet de rencontrer ce Dieu dont saint Augustin a pu dire : « S’éloigner de lui, c’est périr, se tourner vers lui, c’est ressusciter; demeurer en lui, c’est être inébranlable, retourner à lui, c’est renaître, habiter en lui, c’est vivre ».

Une démarche qui nous apprend que pardonner, ce n’est pas calculer, ce n’est pas oublier ni effacer mais libérer l’avenir. Pardonner, c’est supprimer l’injustice sans renier la blessure.

Pardonner,  c’est ne pas permettre au mal de triompher mais ouvrir au bien des chemins d’avenir.

 Pardonner, c’est arrêter la violence, retrouver la paix, la légèreté, et donc l’humanité.

Enfin, le pardon est sans prix parce qu’il est le fruit d’un amour qui ne se mesure pas.

Entrons dans cette démarche du pardon pour mieux bêcher, sarcler la terre de notre vie pour que germe en solidarité dans nos fragilités, là où se vit le péché, le pardon comme une douce caresse de Dieu.

Bon Carême et bonne démarche de pardon!

 

Par Dugas - Publié dans : espace-vie - Communauté : L'Acadie
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Lundi 12 janvier 2009

J'avais publié un article sur le 250e anniversaire de la déportation des Acadiens de l'île du Prince-Édouard. Vous pouvez visionner une vidéo du dévoilement du monument de l'Odyssée le 13 décembre 2008.

Par Dugas - Publié dans : espace-vie - Communauté : L'Acadie
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Dimanche 11 janvier 2009

 

Isaïe (55,1-11)

Ce matin je faisais la lecture à la messe dominicale, en préparant ma lecture, un passage m’a particulièrement frappé. Je le cite et vous explique pourquoi. "Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? " Voilà une parole qui m’interpelle aujourd’hui avec les temps qui courent.


En effet, la crise que nous vivons n’est-elle pas engendrée, en partie du moins, par nos exagérations, par notre surconsommation, par nos désirs de se procurer milles gadgets inutiles ? Toutes sortes de choses qui au fond ne nourrissent pas vraiment parce que nos désirs sont insatiables. Nous voulons toujours plus et encore et encore. Que d’argent dépensé inutilement ! Pourquoi ne pas nous centrer sur ce qui nourrit vraiment, c’est à dire sur ce qui procure un vrai plaisir, les rencontres entre amis et en famille, des choses simples et qui ne coûtent qu’un peu de soi.


Cette crise peut nous conduire à une plus grande simplicité de vie, peut-être involontaire au début mais quand nous en récolterons les fruits, nous en serons heureux parce que notre vie sera enrichie de la dimension du partage et d’une véritable joie.

Par Dugas - Publié dans : Réflexion biblique - Communauté : L'Acadie
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Dimanche 4 janvier 2009

 

Le mot murmure est peut-être le terme le plus exact pour parler de Dieu qui se révèle aux hommes.  Dans une société où la science semble pouvoir tout expliquer, nous pouvons être tentés de croire qu’elle peut nous prouver l’existence de Dieu. Mais Dieu ne se prouve pas, il se révèle aux hommes. Nous pouvons ouvrir nos appareils de télévision ou nos ordinateurs et faire plein de recherches, Dieu ne nous apparaîtra pas sur nos écrans. Cela n’empêche pas notre monde d’être à la recherche de Dieu. Pour arriver à le découvrir il faut être patient et se tenir à l’écoute, s’arrêter et faire silence en soi et là peut-être entendrons-nous le murmure de Dieu.

 

Dans notre enfance nous avons reçu des images de Dieu, mais une fois devenu adulte ces images ne correspondaient pas nécessairement à notre conception de Dieu. Notre expérience nous conduit à une conception plus personnelle.

 

Dans la Bible, Dieu se révèle progressivement aux hommes, il apparaît d’abord comme le Dieu créateur, le Dieu de la promesse, le Dieu sauveur, le Dieu de la tendresse et le Dieu d’amour. Il a fallut bien du temps au peuple Hébreu pour arriver jusqu’à ce Dieu d’amour.

 

Dimanche dernier c’était la fête des rois. Les rois mages ont fait bien du chemin pour trouver Dieu sous la forme d’un petit enfant couché dans une mangeoire d’animaux. Pour découvrir Dieu, nous aussi nous devons peut-être prendre la longue route, partir à sa recherche et finalement réaliser qu’il est au milieu de nous dans les plus petits de ce monde, dans ceux qui souffrent, dans ceux qui sont  persécutés, dans notre voisin malade.

 

Ce chemin, nous ne le prenons pas seuls, nous marchons avec nos frères et sœurs, avec toute l’humanité, comme pèlerins et chercheurs de Dieu.

Par Dugas - Publié dans : Actualité religieuse - Communauté : L'Acadie
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Mercredi 31 décembre 2008

La saison des Fêtes est peut-être le temps de l'année ou nous  échangeons le plus des souhaits, que ce soit à l'approche de Noël ou du jour de l'An. Dans l'ancien temps les moyens de communication se résumaient aux cartes de souhaits par courrier ou encore les gens faisaient leurs souhaits  de vive voix. Aujourd'hui, il y a de multiples manières de faire nos souhaits. Les cartes de souhaits sont toujours un moyen, mais même là la façon de le faire a changé. Il est toujours possible d'en acheter toute faite mais avec l'ordinateur nous pouvons faire des cartes personnalisées en y ajoutant nos propres photos et bien entendu nos souhaits personnels. Peu importe où se trouve la personne à qui nous voulons faire nos souhaits, nous pouvons le faire par l'intermédiaire de l'Internet. Le monde est la seule limite.

 

Si la façon de faire nos souhaits a changé le contenu également a changé étant plus personnel il exprime notre manière de percevoir le monde et notre perception du bonheur. Par exemple, peu de gens feront le souhait qu'on entendait habituellement au jour de l'An  'Bonne et heureuse année et le paradis à la fin de tes jours.' Cette formule a pratiquement changé et se résume souvent à 'Bonne année' et certains ajouteront un complément qui dit le plus souvent ce  qu'ils trouvent important pour être heureux par exemple la santé, la prospérité ou encore d'autres souhaiteront de gagner à la loto.

 

En écoutant bien les souhaits qui vous seront faits durant cette période, vous découvrirez ce que les gens désirent pour être heureux. Quant à moi je vous souhaite une bonne et heureuse  année 2009 !

 

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Mercredi 24 décembre 2008

 Durant le temps de Noël nous verrons souvent ce sou hait, que ce soit au-dessus des crèches ou sur les cartes de souhaits. Les écritures nous disent que c'était le chant des anges à la naissance de Jésus.  Nous sommes tellement habitués à voir ce passage des écritures qu'il ne nous vient même pas à l'idée de se questionner à savoir de quelle paix il est question.

 

Nous savons que l'OTAN a une force, des soldats pour maintenir la paix. Les Nations Unies a aussi comme but de maintenir la paix. Nous pouvons nous réjouir que les hommes cherchent la paix et se donnent les  moyens pour y parvenir. Mais est-ce bien  ce genre de paix dont il est question dans  le chant des anges ? Si c'est ce genre de paix ce pourrait-il que Jésus est venu pour rien parce que même après plus de deux mille ans  les guerres existent toujours? Il faut peut-être chercher ailleurs le sens de ce texte.

 

Selon certains spécialistes de la Bible le texte biblique original dit «paix sur terre aux hommes qui sont aimés de Dieu. » Ce texte prend alors un tout autre sens. Donc la paix qui est exprimée dans le chant des anges  nous vient de l'amour de Dieu pour les femmes et les hommes et cela indépendamment de la situation de paix ou de guerre dans laquelle se trouve le monde. Comme l'enfant  qui se sait aimé de sa mère et de son père ressent en lui la paix, comme l'adulte qui se sait aimé ressent en lui la paix, de même, les femmes et les hommes qui se savent aimés de Dieu sont en paix. Si nous ressentons en nous la paix nous voudrons  la partager avec les autres en créant la justice et la justice est nécessairement opposée au mal.

 

Je vous souhaite donc un JOYEUX NOËL et que la paix soit votre cadeau.

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Lundi 22 décembre 2008

Sur le site de la radio chrétienne Ville-Marie, la semaine dernière, il y avait une question qui disait à peu près ceci. Croyez-vous que la crise par laquelle nous passons va nous conduire à des valeurs plus fondamentales? Sur les 368 voteurs 92% affirmaient que «oui».

Il est certain que ceux qui férquentent ce site peuvent ne pas réfléter la mentalité du grand publique, ce sont des chrétiens qui ont peut-être une vision différente. Cela reflète tout de même que chez une bonne partie des chrétiens les valeurs sont un enjeu important dans notre monde.

Il reste à définir ce que l'on entend par valeurs fondamentales. Pour vous c'est quoi les valeurs fondamentales?

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Lundi 22 décembre 2008
Je dois admettre que les dévotions à Marie ne font pas partie de mon quotidien. J'ai parfois l'impression que beaucoup de personnes la font passer avant Jésus Christ et en font une demie-déesse. Il me semble important de faire connaître la vision de Vatican II sur Marie.

Cependant, Marie me rejoint en ce qu'elle est disponible à l'action de Dieu sur elle.
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Vendredi 19 décembre 2008

Cette lettre fut écrite par monsieur Fernand Arsenault

Mgr André Richard, C.S.C.

Archevêque de Moncton

Moncton, N.-B.

 

Mon cher André

Je veux aujourd’hui te partager ma souffrance face à la situation inacceptable que nous imposons à des frères chrétiens qui ont bien voulu servir l’Église comme prêtres et pasteurs. Depuis quelque temps, je suis très préoccupé par la lourdeur et la complexité de leur tâche. Nous les empêchons ainsi d’être avec nous et parmi nous les prophètes de cette joie que Dieu veut faire éclater dans notre monde déchiré par la haine, les injustices et les guerres.

De nombreux témoignages viennent confirmer ce que nous savons et ce que vous savez, vous les évêques : les quelques prêtres qui nous restent sont fatigués, plusieurs malades, parfois déprimés et très âgés. Ce matin, dans ma méditation, je revoyais certains visages de ces généreux pasteurs dont plusieurs se disent rendus au bout de la corde. Et dans mon cœur j’entendais une voix qui me disait : " Mais pourquoi tolérez-vous, vous mes disciples, une telle situation? Pourquoi les chrétiens gardent-ils un tel silence devant les conditions de vie inhumaines que vous exigez de vos prêtres? N’êtes-vous pas, vous aussi, habités par mon Esprit Saint? Ne pourriez-vous pas sortir de votre peur et dénoncer ces conditions de travail injustes que vous imposez à vos frères-pasteurs? Croyez-vous impossible que je puisse vouloir, par vous, réveiller mes frères évêques et le pape Benoit XV1, les rendre plus conscients de la gravité de cette situation? "

André, de très nombreux chrétiens, de nombreux prêtres et évêques sont convaincus de l’urgence de modifier les conditions d’accessibilité au sacerdoce. Tu le sais très bien. Plusieurs recherches théologiques et pastorales vous ont été présentées sur ce sujet. Dans tout l’enseignement du Christ, il n’y a rien qui vous empêche de revenir aux normes exigées aux premiers siècles de l’Église quand il s’agit de choisir le pasteur d’une communauté chrétienne (1Tm, 3,1-13). Mais Rome ne veut pas bouger!

Alors, qu’est-ce qui vous empêche, vous les évêques de l’Atlantique, vous les évêques du Canada, de dire franchement au premier pasteur de l’Église, en toute fraternité, qu’il fait erreur en maintenant de nos jours l’accès au sacerdoce aux seuls candidats mâles et célibataires? Dites-le-lui avec amour, mais aussi avec fermeté. Présentement, les évêques entourent la personne du pape d’un certain culte qui inquiète beaucoup de chrétiens. Vous nous invitez à tutoyer Dieu, mais vous êtes à plat ventre devant son serviteur. Vous devez y réfléchir. C’est l’Esprit du Christ qui a poussé Paul à réprimander Pierre pour sa conduite face aux gentils. Pourquoi vous, nos évêques, vous aussi successeurs des apôtres, n’osez-vous pas dénoncer ouvertement les souffrances que l’Église de Rome impose à ses prêtres et à leurs communautés chrétiennes. Pourquoi n’exigez-vous pas que Rome prenne dès maintenant les mesures nécessaires pour corriger une situation qui paralyse l’annonce de la Bonne Nouvelle dans un monde qui en a tant besoin?

André, la solution de confier à nos prêtres la charge pastorale de plusieurs paroisses s’avère inacceptable. Le prêtre doit être un pasteur qui connaît par leur nom les membres de sa communauté et que ses paroissiens connaissent comme un frère et un ami. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Une communauté chrétienne ce n’est pas la même chose qu’une succursale d’une banque ou d’une caisse populaire! Un prêtre me confiait, l’été dernier, qu’il avait célébré huit funérailles dans sa dernière semaine et qu’il ne connaissait la famille que d’un seul de ces défunts! Une situation très difficile pour le pasteur et encore davantage pour les familles éprouvées. Il nous faut revenir à de petites églises à dimension humaine si nous voulons montrer au monde ce qu’est une communauté chrétienne vivante! Pour cela nous devons nous donner les moyens d’aller plus facilement chercher les pasteurs et les animateurs dont nous avons besoin.

Grâce au leadership de tes prédécesseurs, je pense entre autres à notre cher Donat Chiasson, et au travail que vous avez réalisé vous-mêmes avec vos collaborateurs et collaboratrices, nous avons aujourd’hui dans nos paroisses plusieurs personnes qui ont fait la rencontre du Christ et qui se sont donné une solide formation pastorale et évangélique. Ces personnes sont reconnues dans leur milieu comme des sages, de grands croyants et des chrétiens totalement donnés au service de leurs frères et sœurs. Plusieurs membres de nos églises locales, des hommes et des femmes, surtout celles qui sont à la retraite, accepteraient ainsi, j’en suis convaincu, de servir leur communauté comme pasteur et porteur du salut que nous a confié le Christ.

On pourrait même leur proposer ce service pour une période limitée : par exemple pour cinq ans ou dix ans…

Oui, mais… plusieurs de ces excellents candidats ou candidates sont mariés! Ne crois-tu pas, André, qu’il est urgent que notre Église mette fin à cette exigence du célibat pour accéder au sacerdoce? Pourquoi des personnes qui ont reçu le sacrement du mariage ne pourraient-elles pas recevoir le sacrement de l’ordre? Pourquoi? Comme toi je reconnais la très grande valeur du célibat. C’est un don précieux que Dieu confie avec amour à certaines personnes. Elles ont mission d’annoncer ce mariage mystique qui sera bientôt le lot de tous les membres de l’humanité. Les personnes qui reçoivent et acceptent librement ce don se regroupent habituellement dans des communautés religieuses. Mais l’Église ne peut pas exiger que tous ses prêtres et pasteurs reçoivent ce don! Pas plus qu’elle n’exige de ses candidats au sacerdoce qu’ils possèdent le don de guérison ou le don des langues! En le faisant, les dirigeants de l’Église banalisent et dévalorisent le message du célibat et de la vie religieuse, message dont nous avons un urgent besoin aujourd’hui.

Cher André, le mariage chrétien ne peut pas et ne devrait pas être un obstacle au sacerdoce. Bien au contraire! Pierre était marié et plusieurs générations de prêtres et d’évêques ont été mariées. Même aujourd’hui, l’Église catholique reconnaît le mariage de plusieurs de ses prêtres et tolère le mariage clandestin de plusieurs pasteurs. Le mariage n’est-il pas le sacrement qui nous rappelle le grand projet de Dieu : se lier intimement avec chacun, chacune de ses enfants dans une relation d’amour, dans un mariage qui nous rendra semblables à lui et nous conduira aux grandes noces éternelles. Toute la Bible en témoigne : rappelons-nous les textes très forts du prophète Isaie, du prophète Osée, du Cantique des Cantiques et les nombreuses paraboles et paroles du Christ contenues dans les Évangiles.

Avec de nombreux chrétiens et chrétiennes, je suis convaincu que l’accueil de personnes mariées dans les rangs du sacerdoce viendrait valoriser le sacrement du mariage et enrichir le ministère de bien des prêtres. Personnellement, j’ai eu le bonheur d’exercer les fonctions sacerdotales à l’intérieur d’une communauté religieuse pendant dix-huit ans. Depuis maintenant trente-trois ans, je continue à vivre ma mission de disciple du Christ et de serviteur de l’Évangile dans le cadre d’un mariage chrétien. Le mariage a été pour moi une grande école de croissance humaine et spirituelle. Plusieurs prêtres mariés pourraient donner le même témoignage. Le mariage n’est pas plus un obstacle au ministère sacerdotal qu’il ne l’est à la mission de tout disciple du Christ.

Et maintenant, posons-nous la question : pourquoi ne pourrait-on pas permettre l’ordination sacerdotale de femmes, mariées ou célibataires, qui se sentent appelées à ce service? La femme reprend progressivement la place qui lui revient partout dans la société sauf dans l’Église catholique et dans certaines cultures et religions qui refusent toujours de reconnaître l’égalité de l’homme et de la femme. En ouvrant tout grand les fenêtres de l’Église catholique à l’esprit d’un Jean XXIII et de la très grande majorité des évêques qui ont participé au Concile Vatican II, nous serions capables de donner à la femme toute la place qui lui revient dans la construction du royaume de Dieu.

André, nous avons fait assez de chemin sur le plan œcuménique pour reconnaître, avec humilité, que l’Église Ortodoxe et l’Église anglicane ont été fidèles à l’esprit du Christ en accueillant des femmes dans le ministère sacerdotal. Nous devons nous rappeler les paroles sans équivoque de saint Paul dans sa lettre aux Galates. Depuis la résurrection du Christ, " il n’y a plus ni Juif, ni Grec… il n’y a plus l’homme et la femme; car tous vous n’êtes qu’un en Jésus-Christ ". Si l’homme et la femme sont un en Jésus-Christ, comment pouvons-nous justifier que le sacerdoce soit réservé aux seuls hommes et aux seuls hommes célibataires?

Mon cher frère et évêque, je t’invite à prendre la parole sur cette question de la relève sacerdotale. De très nombreux membres de notre église attendent de toi ce courageux témoignage. Il faut que tu éveilles tes frères évêques à l’urgence de la situation. Nous serons avec toi. Tu peux dès maintenant inviter les prêtres et les membres de nos communautés chrétiennes à rompre le lourd silence qui emprisonne tous les membres de nos paroisses. Avec toi, nous pourrions réfléchir, dans un climat de respect et de charité, sur les moyens à prendre pour assurer la relève chez nos prêtres et pasteurs. Dés maintenant, nous pourrions ensemble préparer nos communautés chrétiennes à accepter que des laïques, hommes et femmes, puissent présider des célébrations du mariage chrétien, de funérailles et agir comme ministre du baptême. En agissant ainsi, nous apporterons une aide précieuse à nos prêtres et nous libérerons cet évangile de joie, de liberté, de solidarité et de dignité que le Christ souhaite annoncer à toute l’humanité.

Je serais très heureux, André, si tu voulais transmettre une copie de cette lettre aux personnes qui oeuvrent dans la pastorale diocésaine, aux autres évêques de l’Atlantique et du Canada, sans oublier l’évêque de Rome! Pour ma part, je me propose de la soumettre à quelques membres de nos communautés chrétiennes pour obtenir leurs commentaires. J’aimerais aussi te rencontrer pour en discuter davantage. Il serait aussi possible de me rendre chez toi avec quelques personnes qui portent dans leur cœur ce gros dossier du renouveau de l’Église. Si tu le souhaites, tu me fais signe. Je suis conscient de la lourdeur de ta charge de pasteur dans ces temps de grands bouleversements. Tu peux compter sur la compréhension et sur le dévouement sincère de nombreux frères et sœurs qui aiment leur église et qui veulent proclamer avec toi son message d’espoir et de joie. Pour ma part, je te garde dans mon amitié et dans ma prière. Santé et paix pour toi, mes amis de Sainte-Croix et toute la grande famille de notre archidiocèse.

 

Bien sincèrement dans l’Esprit du Christ

 

 

Par: Fernand Arsenault


Jean-Guy Dallaire, vicaire général et président du Conseil presbytéral

-Donald Langis, coordonnateur de la pastorale

-Louise Melanson, École de la foi

-Robert Harris, évêque de St-Jean

-Valérie Vienneau, évêque de Bathurst

-François Thibodeau, évêque d’Edmundston

 

 

 

 

 

 

Par Dugas - Publié dans : Nouvelles religieuses - Communauté : L'Acadie
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