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Mercredi 31 décembre 2008

La saison des Fêtes est peut-être le temps de l'année ou nous  échangeons le plus des souhaits, que ce soit à l'approche de Noël ou du jour de l'An. Dans l'ancien temps les moyens de communication se résumaient aux cartes de souhaits par courrier ou encore les gens faisaient leurs souhaits  de vive voix. Aujourd'hui, il y a de multiples manières de faire nos souhaits. Les cartes de souhaits sont toujours un moyen, mais même là la façon de le faire a changé. Il est toujours possible d'en acheter toute faite mais avec l'ordinateur nous pouvons faire des cartes personnalisées en y ajoutant nos propres photos et bien entendu nos souhaits personnels. Peu importe où se trouve la personne à qui nous voulons faire nos souhaits, nous pouvons le faire par l'intermédiaire de l'Internet. Le monde est la seule limite.

 

Si la façon de faire nos souhaits a changé le contenu également a changé étant plus personnel il exprime notre manière de percevoir le monde et notre perception du bonheur. Par exemple, peu de gens feront le souhait qu'on entendait habituellement au jour de l'An  'Bonne et heureuse année et le paradis à la fin de tes jours.' Cette formule a pratiquement changé et se résume souvent à 'Bonne année' et certains ajouteront un complément qui dit le plus souvent ce  qu'ils trouvent important pour être heureux par exemple la santé, la prospérité ou encore d'autres souhaiteront de gagner à la loto.

 

En écoutant bien les souhaits qui vous seront faits durant cette période, vous découvrirez ce que les gens désirent pour être heureux. Quant à moi je vous souhaite une bonne et heureuse  année 2009 !

 

Par Dugas - Publié dans : espace-vie - Communauté : L'Acadie
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Mercredi 24 décembre 2008

 Durant le temps de Noël nous verrons souvent ce sou hait, que ce soit au-dessus des crèches ou sur les cartes de souhaits. Les écritures nous disent que c'était le chant des anges à la naissance de Jésus.  Nous sommes tellement habitués à voir ce passage des écritures qu'il ne nous vient même pas à l'idée de se questionner à savoir de quelle paix il est question.

 

Nous savons que l'OTAN a une force, des soldats pour maintenir la paix. Les Nations Unies a aussi comme but de maintenir la paix. Nous pouvons nous réjouir que les hommes cherchent la paix et se donnent les  moyens pour y parvenir. Mais est-ce bien  ce genre de paix dont il est question dans  le chant des anges ? Si c'est ce genre de paix ce pourrait-il que Jésus est venu pour rien parce que même après plus de deux mille ans  les guerres existent toujours? Il faut peut-être chercher ailleurs le sens de ce texte.

 

Selon certains spécialistes de la Bible le texte biblique original dit «paix sur terre aux hommes qui sont aimés de Dieu. » Ce texte prend alors un tout autre sens. Donc la paix qui est exprimée dans le chant des anges  nous vient de l'amour de Dieu pour les femmes et les hommes et cela indépendamment de la situation de paix ou de guerre dans laquelle se trouve le monde. Comme l'enfant  qui se sait aimé de sa mère et de son père ressent en lui la paix, comme l'adulte qui se sait aimé ressent en lui la paix, de même, les femmes et les hommes qui se savent aimés de Dieu sont en paix. Si nous ressentons en nous la paix nous voudrons  la partager avec les autres en créant la justice et la justice est nécessairement opposée au mal.

 

Je vous souhaite donc un JOYEUX NOËL et que la paix soit votre cadeau.

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Lundi 22 décembre 2008

Sur le site de la radio chrétienne Ville-Marie, la semaine dernière, il y avait une question qui disait à peu près ceci. Croyez-vous que la crise par laquelle nous passons va nous conduire à des valeurs plus fondamentales? Sur les 368 voteurs 92% affirmaient que «oui».

Il est certain que ceux qui férquentent ce site peuvent ne pas réfléter la mentalité du grand publique, ce sont des chrétiens qui ont peut-être une vision différente. Cela reflète tout de même que chez une bonne partie des chrétiens les valeurs sont un enjeu important dans notre monde.

Il reste à définir ce que l'on entend par valeurs fondamentales. Pour vous c'est quoi les valeurs fondamentales?

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Lundi 22 décembre 2008
Je dois admettre que les dévotions à Marie ne font pas partie de mon quotidien. J'ai parfois l'impression que beaucoup de personnes la font passer avant Jésus Christ et en font une demie-déesse. Il me semble important de faire connaître la vision de Vatican II sur Marie.

Cependant, Marie me rejoint en ce qu'elle est disponible à l'action de Dieu sur elle.
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Vendredi 19 décembre 2008

Cette lettre fut écrite par monsieur Fernand Arsenault

Mgr André Richard, C.S.C.

Archevêque de Moncton

Moncton, N.-B.

 

Mon cher André

Je veux aujourd’hui te partager ma souffrance face à la situation inacceptable que nous imposons à des frères chrétiens qui ont bien voulu servir l’Église comme prêtres et pasteurs. Depuis quelque temps, je suis très préoccupé par la lourdeur et la complexité de leur tâche. Nous les empêchons ainsi d’être avec nous et parmi nous les prophètes de cette joie que Dieu veut faire éclater dans notre monde déchiré par la haine, les injustices et les guerres.

De nombreux témoignages viennent confirmer ce que nous savons et ce que vous savez, vous les évêques : les quelques prêtres qui nous restent sont fatigués, plusieurs malades, parfois déprimés et très âgés. Ce matin, dans ma méditation, je revoyais certains visages de ces généreux pasteurs dont plusieurs se disent rendus au bout de la corde. Et dans mon cœur j’entendais une voix qui me disait : " Mais pourquoi tolérez-vous, vous mes disciples, une telle situation? Pourquoi les chrétiens gardent-ils un tel silence devant les conditions de vie inhumaines que vous exigez de vos prêtres? N’êtes-vous pas, vous aussi, habités par mon Esprit Saint? Ne pourriez-vous pas sortir de votre peur et dénoncer ces conditions de travail injustes que vous imposez à vos frères-pasteurs? Croyez-vous impossible que je puisse vouloir, par vous, réveiller mes frères évêques et le pape Benoit XV1, les rendre plus conscients de la gravité de cette situation? "

André, de très nombreux chrétiens, de nombreux prêtres et évêques sont convaincus de l’urgence de modifier les conditions d’accessibilité au sacerdoce. Tu le sais très bien. Plusieurs recherches théologiques et pastorales vous ont été présentées sur ce sujet. Dans tout l’enseignement du Christ, il n’y a rien qui vous empêche de revenir aux normes exigées aux premiers siècles de l’Église quand il s’agit de choisir le pasteur d’une communauté chrétienne (1Tm, 3,1-13). Mais Rome ne veut pas bouger!

Alors, qu’est-ce qui vous empêche, vous les évêques de l’Atlantique, vous les évêques du Canada, de dire franchement au premier pasteur de l’Église, en toute fraternité, qu’il fait erreur en maintenant de nos jours l’accès au sacerdoce aux seuls candidats mâles et célibataires? Dites-le-lui avec amour, mais aussi avec fermeté. Présentement, les évêques entourent la personne du pape d’un certain culte qui inquiète beaucoup de chrétiens. Vous nous invitez à tutoyer Dieu, mais vous êtes à plat ventre devant son serviteur. Vous devez y réfléchir. C’est l’Esprit du Christ qui a poussé Paul à réprimander Pierre pour sa conduite face aux gentils. Pourquoi vous, nos évêques, vous aussi successeurs des apôtres, n’osez-vous pas dénoncer ouvertement les souffrances que l’Église de Rome impose à ses prêtres et à leurs communautés chrétiennes. Pourquoi n’exigez-vous pas que Rome prenne dès maintenant les mesures nécessaires pour corriger une situation qui paralyse l’annonce de la Bonne Nouvelle dans un monde qui en a tant besoin?

André, la solution de confier à nos prêtres la charge pastorale de plusieurs paroisses s’avère inacceptable. Le prêtre doit être un pasteur qui connaît par leur nom les membres de sa communauté et que ses paroissiens connaissent comme un frère et un ami. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Une communauté chrétienne ce n’est pas la même chose qu’une succursale d’une banque ou d’une caisse populaire! Un prêtre me confiait, l’été dernier, qu’il avait célébré huit funérailles dans sa dernière semaine et qu’il ne connaissait la famille que d’un seul de ces défunts! Une situation très difficile pour le pasteur et encore davantage pour les familles éprouvées. Il nous faut revenir à de petites églises à dimension humaine si nous voulons montrer au monde ce qu’est une communauté chrétienne vivante! Pour cela nous devons nous donner les moyens d’aller plus facilement chercher les pasteurs et les animateurs dont nous avons besoin.

Grâce au leadership de tes prédécesseurs, je pense entre autres à notre cher Donat Chiasson, et au travail que vous avez réalisé vous-mêmes avec vos collaborateurs et collaboratrices, nous avons aujourd’hui dans nos paroisses plusieurs personnes qui ont fait la rencontre du Christ et qui se sont donné une solide formation pastorale et évangélique. Ces personnes sont reconnues dans leur milieu comme des sages, de grands croyants et des chrétiens totalement donnés au service de leurs frères et sœurs. Plusieurs membres de nos églises locales, des hommes et des femmes, surtout celles qui sont à la retraite, accepteraient ainsi, j’en suis convaincu, de servir leur communauté comme pasteur et porteur du salut que nous a confié le Christ.

On pourrait même leur proposer ce service pour une période limitée : par exemple pour cinq ans ou dix ans…

Oui, mais… plusieurs de ces excellents candidats ou candidates sont mariés! Ne crois-tu pas, André, qu’il est urgent que notre Église mette fin à cette exigence du célibat pour accéder au sacerdoce? Pourquoi des personnes qui ont reçu le sacrement du mariage ne pourraient-elles pas recevoir le sacrement de l’ordre? Pourquoi? Comme toi je reconnais la très grande valeur du célibat. C’est un don précieux que Dieu confie avec amour à certaines personnes. Elles ont mission d’annoncer ce mariage mystique qui sera bientôt le lot de tous les membres de l’humanité. Les personnes qui reçoivent et acceptent librement ce don se regroupent habituellement dans des communautés religieuses. Mais l’Église ne peut pas exiger que tous ses prêtres et pasteurs reçoivent ce don! Pas plus qu’elle n’exige de ses candidats au sacerdoce qu’ils possèdent le don de guérison ou le don des langues! En le faisant, les dirigeants de l’Église banalisent et dévalorisent le message du célibat et de la vie religieuse, message dont nous avons un urgent besoin aujourd’hui.

Cher André, le mariage chrétien ne peut pas et ne devrait pas être un obstacle au sacerdoce. Bien au contraire! Pierre était marié et plusieurs générations de prêtres et d’évêques ont été mariées. Même aujourd’hui, l’Église catholique reconnaît le mariage de plusieurs de ses prêtres et tolère le mariage clandestin de plusieurs pasteurs. Le mariage n’est-il pas le sacrement qui nous rappelle le grand projet de Dieu : se lier intimement avec chacun, chacune de ses enfants dans une relation d’amour, dans un mariage qui nous rendra semblables à lui et nous conduira aux grandes noces éternelles. Toute la Bible en témoigne : rappelons-nous les textes très forts du prophète Isaie, du prophète Osée, du Cantique des Cantiques et les nombreuses paraboles et paroles du Christ contenues dans les Évangiles.

Avec de nombreux chrétiens et chrétiennes, je suis convaincu que l’accueil de personnes mariées dans les rangs du sacerdoce viendrait valoriser le sacrement du mariage et enrichir le ministère de bien des prêtres. Personnellement, j’ai eu le bonheur d’exercer les fonctions sacerdotales à l’intérieur d’une communauté religieuse pendant dix-huit ans. Depuis maintenant trente-trois ans, je continue à vivre ma mission de disciple du Christ et de serviteur de l’Évangile dans le cadre d’un mariage chrétien. Le mariage a été pour moi une grande école de croissance humaine et spirituelle. Plusieurs prêtres mariés pourraient donner le même témoignage. Le mariage n’est pas plus un obstacle au ministère sacerdotal qu’il ne l’est à la mission de tout disciple du Christ.

Et maintenant, posons-nous la question : pourquoi ne pourrait-on pas permettre l’ordination sacerdotale de femmes, mariées ou célibataires, qui se sentent appelées à ce service? La femme reprend progressivement la place qui lui revient partout dans la société sauf dans l’Église catholique et dans certaines cultures et religions qui refusent toujours de reconnaître l’égalité de l’homme et de la femme. En ouvrant tout grand les fenêtres de l’Église catholique à l’esprit d’un Jean XXIII et de la très grande majorité des évêques qui ont participé au Concile Vatican II, nous serions capables de donner à la femme toute la place qui lui revient dans la construction du royaume de Dieu.

André, nous avons fait assez de chemin sur le plan œcuménique pour reconnaître, avec humilité, que l’Église Ortodoxe et l’Église anglicane ont été fidèles à l’esprit du Christ en accueillant des femmes dans le ministère sacerdotal. Nous devons nous rappeler les paroles sans équivoque de saint Paul dans sa lettre aux Galates. Depuis la résurrection du Christ, " il n’y a plus ni Juif, ni Grec… il n’y a plus l’homme et la femme; car tous vous n’êtes qu’un en Jésus-Christ ". Si l’homme et la femme sont un en Jésus-Christ, comment pouvons-nous justifier que le sacerdoce soit réservé aux seuls hommes et aux seuls hommes célibataires?

Mon cher frère et évêque, je t’invite à prendre la parole sur cette question de la relève sacerdotale. De très nombreux membres de notre église attendent de toi ce courageux témoignage. Il faut que tu éveilles tes frères évêques à l’urgence de la situation. Nous serons avec toi. Tu peux dès maintenant inviter les prêtres et les membres de nos communautés chrétiennes à rompre le lourd silence qui emprisonne tous les membres de nos paroisses. Avec toi, nous pourrions réfléchir, dans un climat de respect et de charité, sur les moyens à prendre pour assurer la relève chez nos prêtres et pasteurs. Dés maintenant, nous pourrions ensemble préparer nos communautés chrétiennes à accepter que des laïques, hommes et femmes, puissent présider des célébrations du mariage chrétien, de funérailles et agir comme ministre du baptême. En agissant ainsi, nous apporterons une aide précieuse à nos prêtres et nous libérerons cet évangile de joie, de liberté, de solidarité et de dignité que le Christ souhaite annoncer à toute l’humanité.

Je serais très heureux, André, si tu voulais transmettre une copie de cette lettre aux personnes qui oeuvrent dans la pastorale diocésaine, aux autres évêques de l’Atlantique et du Canada, sans oublier l’évêque de Rome! Pour ma part, je me propose de la soumettre à quelques membres de nos communautés chrétiennes pour obtenir leurs commentaires. J’aimerais aussi te rencontrer pour en discuter davantage. Il serait aussi possible de me rendre chez toi avec quelques personnes qui portent dans leur cœur ce gros dossier du renouveau de l’Église. Si tu le souhaites, tu me fais signe. Je suis conscient de la lourdeur de ta charge de pasteur dans ces temps de grands bouleversements. Tu peux compter sur la compréhension et sur le dévouement sincère de nombreux frères et sœurs qui aiment leur église et qui veulent proclamer avec toi son message d’espoir et de joie. Pour ma part, je te garde dans mon amitié et dans ma prière. Santé et paix pour toi, mes amis de Sainte-Croix et toute la grande famille de notre archidiocèse.

 

Bien sincèrement dans l’Esprit du Christ

 

 

Par: Fernand Arsenault


Jean-Guy Dallaire, vicaire général et président du Conseil presbytéral

-Donald Langis, coordonnateur de la pastorale

-Louise Melanson, École de la foi

-Robert Harris, évêque de St-Jean

-Valérie Vienneau, évêque de Bathurst

-François Thibodeau, évêque d’Edmundston

 

 

 

 

 

 

Par Dugas - Publié dans : Nouvelles religieuses - Communauté : L'Acadie
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Samedi 13 décembre 2008

Cela peut paraître curieux de parler de la joie dans ces temps marqués par les guerres, la souffrance, les actes terroristes, la crise économique et gouvernementale que l’on connaît. Pourtant, cela ne nous  empêche pas d’être dans la joie, non pas qu’être dans la joie veuille dire ne pas voir la réalité. Si c’était le cas ceux qui sont dans la joie seraient comme des statues avec le sourire aux lèvres mais qui n’ont pas d’émotion, qui vivent hors de ce temps.

 

Être dans la joie veut dire éprouver une émotion à partir d’un événement, d’une situation qui peut même être douloureuse. La vraie joie est celle qui tient compte des aspects moins agréables de la vie mais qui a des effets positifs. Prenons par exemple la mère qui donne naissance à une enfant, cet événement est doulereux mais elle est dans la joie. Nous pouvons nous poser la question à savoir si la joie a un lien avec le plaisir. Il est évident que oui, quand  nous éprouvons du plaisir cela procure de la joie, cependant il ne faut pas croire que tous les plaisirs mènent à la joie. Pour que le plaisir procure une véritable joie, il faut que celui-ci ait des effets positifs. Il est possible de vivre le plaisir mais d’en retirer de l’amertume et non de la joie. De même il ne faut pas confondre joie et bonheur, la joie se présente à partir d’une expérience de vie qui est plus fragile et temporaire alors que le bonheur est un état stable qui conduit la personne vers la liberté et l’épanouissement personnel.

 

Ce dimanche c'est le troisième dimanche de l’Avent, la liturgie nous présentait le dimanche de la joie. Dans certaines communautés anglicanes ce dimanche est célébré le quatrième dimanche de l’Avent. Alors qu’est-ce que l’Église nous présente de différent que ce que nous connaissons déjà de la joie ? Y a-t-il une joie pour les croyants et une autre pour les non-croyants ? Ce n’est pas la joie comme telle qui est différente mais bien l’objet de la joie. En ce dimanche de la joie, les croyants fondent leur joie sur l’approche de l’avènement du Messie qui vient pour que l’humanité connaisse l’amour de Dieu qui a pris chair en Jésus Christ. Ce qui fait dire à saint Paul : «Soyez toujours dans la joie…rendez grâce en toutes circonstances…»

 

La joie que nous éprouvons doit devenir source de joie pour les autres autrement c’est une joie sans lendemain. La joie doit être communicative. La joie devrait nous faire plus humain et plus libre. La joie c’est comme un enfant qui sourit à la vie.

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Jeudi 11 décembre 2008
Catéchèse au Nouveau-Brunswick
(7 décembre 2008) - Au Nouveau-Brunswick, les écoles sont et ont toujours été non confessionnelles. Il n'y a plus d'enseignement religieux, et ce, sous quelque forme que ce soit.

Même la catéchèse n'est plus enseignée dans les écoles publiques: depuis 20 ans, ce sont les diocèses et les parents qui ont pris la relève.

La démarche fonctionne à un point tel qu’à certains endroits le taux de participation dépasse 90 %. Sans compter que l’âge moyen des participants a grandement baissé, de quoi faire l'envie de bien des curés québécois!
Le reportage de Jacques Giguère
Par Dugas - Publié dans : Actualité religieuse - Communauté : L'Acadie
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Mercredi 10 décembre 2008

 

Alors que l’Acadie était habitée depuis 1604 par des colons français, ce n’est qu’en 1720 que la France envoie ses premiers colons à l’île Saint Jean (l’Île du Prince Édouard.) Au moment de la déportation de 1755 près de 2 000 Acadiens viennent trouver refuge sur l’île alors que leurs compatriotes étaient déportés en Nouvelle Angleterre et partout dans le monde. Mais ces Acadiens de l’île Saint Jean ne seront pas à l’abri des forces britanniques même si à ce moment l’île est toujours une colonie française.

 


En 1758 les Acadiens de l’île furent déportés vers la France, malheureusement, embarqués sur de vieux navires en plein hiver, ces malheureux couraient à leur perte. C’est le 13 décembre 1758 qui fut le jour le plus désastreux, en effet le Duke William coulait avec 362 Acadiens pour la plupart des jeunes puisque la moyenne d’âge était de 15 ans. Le 12 décembre, un autre bateau avait coulé et le 16 décembre un troisième, en tout plus de 900 Acadiens périrent en mer en trois jours.

 


Dans le Pennsylvania Gazette Gentlemen du 19 avril 1759 on retrouve une lettre écrite par le capitaine du Duke William, j’en citerai quelques passages. Dans cette lettre écrite le 16 décembre 1758, le capitaine William Nicholls dit qu’il a dû abandonner son navire avec 300 Acadiens de l’île Saint-Jean à son bord. Le bateau prenait l’eau depuis plusieurs jours et il n’y avait plus d’espoir de pouvoir le tenir à flot. Il mentionne aussi qu’au moins trois bateaux sont passés près d’eux mais n’ont pas répondu à leur appel de détresse. À la suite du passage du troisième navire les Acadiens s’étaient résignés à la mort, ils étaient convaincus que Dieu les avait abandonnés.

 


Quant au capitaine et son équipage, ils se sont sauvés en embarquant dans la chaloupe de sauvetage avec le prêtre. Le capitaine mentionne que les Acadiens firent preuve d’un grand courage. Avant de monter dans la chaloupe certains sont venus lui faire l’accolade (they came and embraced me) et le remercier de tout ce qu’il avait fait pour les sauver. Une demi-heure plus tard, il entendait les cris des malheureux et les voyait leur faire signe de s’éloigner. Il dit que cette situation lui brisa le cœur.

 


Le 13 décembre 2008 est donc déclaré "Jour du Souvenir" pour souligner ces tristes événements. Des cérémonies commémoratives religieuses et civiles  auront lieu à Miscouche, île du Prince Edouard.

 


Vous pouvez consulter la lettre du Capitaine Nicholls à l’adresse suivante :

www.acadian-home.org dans la marge de gauche sous

Lifes lost in sea.

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Mercredi 26 novembre 2008

 

Voici que l’Avent nous arrive comme un vieux refrain usé. Que ferons-nous de cet Avent 2008? Mais n’y a-t-il pas de ces vieux refrains usés qui nous rappellent de merveilleux souvenirs et qui se rendent au plus profond de notre être. Si je prends comme exemple le Venez divin Messie que l’on entend dans nos églises, ce vieux refrain ne nous plonge-t-il pas dans nos souvenirs d’enfance. Quand nous étions enfants et que nous entendions ce chant à l’église nous savions que Noël était proche avec tout ce que cela pouvait apporter de joies ! Certes, dans nos cœurs d’enfant nous ne pouvions pas nécessairement faire tous les liens avec ce que voulait dire la naissance de Jésus, mais nous savions qu’il y avait quelque chose de mystérieux qui se passait.

 

 

En cet Avent 2008, ne pourrions-nous pas retourner à nos cœurs d’enfant et y trouver un sens plus profond, celui qui nous dit que Jésus est plus qu’un petit enfant Jésus, il est devenu le Christ qui nous guide dans le chemin de la vie vers un monde meilleur, vers une vie nouvelle.

 

 

Saurons-nous prendre le temps de faire un arrêt dans tout ce brouhaha de notre monde commercialisé pour aller plus loin que les lumières des arbres de Noël, la course aux cadeaux pour réaliser que ce petit enfant est Christ, qu’il est la vraie lumière et le cadeau suprême?

 

Je me souhaite et je vous souhaite de pouvoir faire suffisamment silence à l’intérieur de nous afin de pouvoir trouver un sens en cet Avent.

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Lundi 24 novembre 2008

 

 

À la question "êtes-vous dépensier" un ami répondait que son père lui avait dit :

Ce qui coûte cher ce n’est pas ce dont on a besoin mais ce que l’on veut.

J’ai trouvé cette remarque très pertinente. En y réfléchissant bien cette remarque est pleine de sens. Si nous trouvons que le coût de la vie est cher nous devrions peut-être nous questionner à savoir si cela est vraiment dû au coût de la vie mais bien à ce que nous désirons avoir.

 

 

Si nous avions une vie plus simple et nous achetions seulement ce dont nous avons besoin nous réaliserions peut-être qu'au fond ce n’est pas si dispendieux que cela avoir le nécessaire. Vous direz que ce qui est nécessaire pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre et c’est tout à fait juste, mais c’est peut-être là que le "ce que l’on veut" entre en jeu. Pour moi le nécessaire veut dire avoir un toit sur ma tête, rien de luxueux, rien qui demande beaucoup d’entretien, avoir la nourriture qui soit nourrissante et être proprement sans que ces habits viennent des grandes marques de boutique cela est suffisant.

 

 

Là où cela devient dispendieux, c’est quand je dis pour moi le nécessaire c’est avoir une grande maison, avec tout le luxe qu’offre notre société moderne et pleine de gadgets que je n’utilise pratiquement pas, avoir une nourriture de grand luxe que j’achète à grand prix et acheter mes vêtements dans les plus grandes boutiques pour que les gens puissent dire "regardez comme il est chic…". Je n’ai rien contre les gens qui pensent comme cela, cependant notre crise économique actuelle est un peu due à cette attitude du fait que beaucoup de gens se sont endettés pour le paraître. Cela coûte cher à l’individu et même à la société en général.

 

Vivre dans la simplicité est plus valorisant car on profite réellement des choses pas compliquées et la satisfaction vient de l’intérieur et non de l’extérieur, c’est à dire de l’image que l’on donne aux autres. (C’est là un jugement de valeur et je le fais mien.)

Par Dugas - Publié dans : espace-vie - Communauté : L'Acadie
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