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Mardi 18 novembre 2008

Je te connaissais même avant que tu sois conçu. (Jérémie 1,4-5)

Aujourd’hui cette parole de Jérémie prends un sens nouveau pour moi et je devrais dire pour nous. Ma fille et son conjoint désiraient avoir un deuxième enfant. Ils avaient déjà trouvé un nom pour lui, je devrais dire deux noms un pour une fille et un pour un garçon car l’enfant n’était pas encore conçu. Une fois conçu et avec l’aide de la science moderne nous avons appris que ce serait un garçon, alors il avait déjà un nom, il s’appellerait Maxime.

 

(Photo: Dominic et son frère Maxime, il a 8 heures qu'il est arrivé.)

Voilà que tout s’organise pour l’arrivée de Maxime, nous parlons de lui comme s’il était là, nous préparons les choses pour son arrivée et tout le monde est dans la joie. Un bon matin Maxime est là, il est arrivé, nous sommes heureux de l’accueillir ce petit Maxime, c’est comme si ça faisait longtemps que nous le connaissions.

 

Il fait maintenant partie de notre famille, il a un petit frère de 18 mois et celui-ci rends de petits services à ses parents en apportant son biberon, des couches et autres choses pour son nouveau frère.

 Ces deux enfants, les seuls que nous ayons, nous font prendre conscience de la beauté de la vie. Nous aimions ces enfants avant qu’ils soient nés et cet amour nous comble.

 

 

Par Dugas - Publié dans : espace-vie - Communauté : L'Acadie
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Lundi 17 novembre 2008

 

Voilà une question qui a fait couler beaucoup d’encre et qui continue d’alimenter bien des discussions. Lorsque les premiers blancs et les missionnaires catholiques sont arrivés en Amérique du nord ils ont pris contact avec les Amérindiens et ont constaté que ceux-ci croyaient à une autre existence après la mort. Cette croyance se trouve aussi dans d’autres civilisations anciennes.

Aujourd’hui il m’apparaît que beaucoup plus de gens remettent en question de cette existence après la mort. Dans une entrevue à la radio, j’ai même entendu le cardinal Turcotte qui disait "on ne sait pas ce qu’il y a après la mort. " Il a raison nous ne savons pas, mais cela ne nous empêche pas de croire qu’il y ait quelque chose, la Bible l’affirme. Est-ce que parce que la Bible l’affirme cela est suffisant pour y croire? Pas vraiment à mon point de vue. La conviction qu’il y ait quelque chose vient de plus loin que cela, elle vient d’une certaine expérience de vie qui nous permet de créer une ouverture dans ce sens. Il ne faut cependant pas exclure des périodes de doute à ce sujet comme dans bien d’autres domaines qui ne se prouvent pas par la science et même quand la science dit avoir des preuves il est encore permis de douter. Sans le doute, que ce soit au niveau de la science ou de la foi il n’y a pas de possibilité d’aller plus loin.

Nous étions un petit groupe d’hommes et nous partagions sur ce sujet. Les opinions étaient partagées. Certains y croient vraiment, d’autres ne sont pas certains et d’autres affirmaient catégoriquement qu’il n’y a rien. Ceux-là disaient que c’est une invention des hommes qui ont peur de disparaître et qui se font des illusions pour ne pas voir clair. Pour eux l’évidence est là, quand on meurt on disparaît de ce monde et c’est tout, tout fini là.

Personnellement je respecte ceux qui partagent des opinions différentes de moi. Mais je peux ajouter qu’il y a des personnes qui ont tellement peur de ce qui pourrait exister après la mort qu’ils nient catégoriquement qu’il puisse exister quelque chose. Dans ces cas il n’y a pas d’ouverture, tout demeure au point mort.

Que peut-on conclure à partir de ces affirmations? Les deux positions sont défendables puisqu’il n’y a pas de preuves irréfutables ni d’un côté ni de l’autre. Je crois cependant que celui qui croit à une existence après la mort crée une ouverture.

 

 

 

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Dimanche 2 novembre 2008
Madeleine Savoie célèbre ses 109 ans
Mise à jour le samedi 01 novembre 2008
Par: Pitre, Jean-Mari
L’ACADIE NOUVELLE: JEAN-MARI PÎTRE

 

Madeleine Savoie est accompagnée de sa petite-nièce Martha McGraw et d'Edmonde Arseneau, qui l'accompagne pour en prendre soin. Mme Savoie serait la vice-doyenne du Nouveau-Brunswick.
TRACADIE-SHEILA - Elle est toujours aussi pétillante, franche et directe, et non moins charmante, cette Madeleine Savoie encore sur terre et bien en forme. Cette résidente de Tracadie-Sheila célébrera samedi ses 109 Toussaints.

 

Celle qu’on peut classer dans les rangs des super centenaires attendait le journaliste de L’Acadie NOUVELLE, se rappelant sa visite de l’an dernier et de sa visibilité dans les premières pages avec joie. Et elle n’a pas changé, depuis octobre 2007, elle qui sait jouer d’humour avec son interlocuteur, qu’elle reconnaît.

Madame Savoie est la vice-doyenne du Nouveau-Brunswick. Son aînée est Émilie Lavoie qui a 110 ans, elle vit à Minto.Au Canada c'est Margaret Fitzegerald,111 ans.

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Dimanche 2 novembre 2008

J’ai débuté mon émission radio, Bonjour dimanche, du 2 novembre par le Dies irae dies illa. Après avoir fait l’accueil des auditeurs j’ai ajouté : "si vous avez fait le lien entre la pièce d’introduction et la mort cela veut dire que vous êtes d’un certain âge, les jeunes ne feront pas ce lien parce que cette pièce leur est probablement inconnue. Tout cela pour vous parler de la mort.

 

Nous sommes au début du mois de novembre communément appelé le mois des morts. La nature elle-même nous aide à entrer dans cet état. Mais pourquoi parler de la mort alors que la science semble nous promettre une vie éternelle, une éternelle jeunesse? Les centenaires sont de plus en plus nombreux, il ne se passe pas une semaine sans qu’on ne voit un tel anniversaire dans les journaux, à la télévision. Cette semaine une dame de notre région à 108 ans. Alors pourquoi parler de la mort elle semble tellement loin de nous ? Il vaut mieux vivre pleinement le moment présent. Sur ce point je suis entièrement d’accord avec vous mais cela n’enlève pas la réalité que nous mourrons un jour. C’est même la seule certitude que nous ayons.

 

Nous pouvons tenter de la fuir mais un jour elle nous rattrapera et si nous l’avons fuit au lieu de l’apprivoiser, elle nous paraîtra monstrueuse, injuste et je dirais même écceurante. Elle viendra alors écraser la vie alors qu’elle aurait dû nous faire prendre conscience de la vie. Apprivoiser la mort cela veut dire ne pas en avoir peur, vivre avec elle au quotidien comme avec une amie.

 

C’est à ce moment et seulement à ce moment que nous pourrons vivre pleinement et consciemment notre vie. Profiter du moment présent, non pas dans une fuite mais en étant bien conscient que ce qui est aujourd’hui ne sera plus demain, mais sans regret, sans amertume. La vie et la mort sont intimement liées.

 

 

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Dimanche 26 octobre 2008

 

Comme je suis d’un certain âge, à l’époque le clergé nous disait qu’il n’était pas permis de douter quand il s’agissait du domaine de la foi. Si nous étions tentés de faire une remise en question de notre foi il fallait réprimer ces pensées et s’en défaire à tout prix. Les moyens suggérés, la pénitence, le sacrifice, la prière et le jeûne. Alors nous pouvions marcher sûrement, sans se questionner ou questionner quoi que ce soit qui était affirmé par l’Église.

Je pense que ce temps est révolu et qu’il est admis que le croyant peut douter et remettre sa foi en question. Nous n’avons qu’à nous rappeler le cas de Mère Teresa. Je ne connaissais pas sœur Emmanuelle qui vient de mourir, mais selon les commentaires elle aussi aurait eu ses moments de doute.

J’ai connu des personnes laïques ou religieuses qui disaient qu’elles ne voulaient absolument pas lire des livres ou encore entretenir des conversations où il était question de la foi ou encore de certaines visions de la foi. Ces personnes ne voulaient pas perdre leur foi, j’ai bien dit leur foi. Ayant œuvré avec certaines de ces personnes je constatais que dans leurs actions elles étaient portées à juger les autres personnes et a afficher une certaine supériorité parce qu’elles avaient "la foi" et que les autres ne l’avaient pas. Souvent elles doutaient de l’intégrité des autres et ne faisaient pas confiance. Leur foi était leur bouclier pour se protéger des autres.

Je crois que le doute, le questionnement sont des signes de maturité de la foi. Quand on a la certitude de quelque chose on n’a pas besoin de la foi. Avoir la foi c’est la chercher et non pas s’asseoir sur ses convictions, c’est regarder ailleurs, c’est se documenter, réfléchir, méditer et confronter. Cependant, il ne faudrait pas croire que la foi est une connaissance, la foi vient de l’intérieur, du cœur et non pas de l’intellect. Elle ne se découvre pas par des mots.

Dans ce bas monde toute chose a son ombre et même la foi sinon c’est de l’angélisme.

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Mardi 21 octobre 2008

 

 

Et bien nous, voilà rendu au milieu de l’automne. Pour certain cette saison en est une joie tandis que pour d’autres c’est une saison de détresse qui annonce l’approche de l’hiver, et nos hivers canadiens sont longs et parfois pénibles.

 

Pour ma part j’aime l’automne, cette saison qui prépare au repos de l’hiver. Nos forêts se couvrent de toutes les couleurs, le rouge, cramoisie, le jaune et les demis tons qui s’offrent à nos yeux. Les oiseaux se regroupent pour le long trajet qui les conduira dans des régions plus chaudes. Les animaux sauvages qui restent sur place font des provisions pour l’hiver et les humains en font autant. Ceux qui veulent profiter d’un bon feu de bois au cours de l’hiver entre le bois dans les remises.

 

Les enfants s’en donnent à cœur joie dans les montagnes de feuilles mortes amassées dans les sous-bois. Je crois que les parents ont autant de plaisir qu’eux, peut-être se rappellent-ils leur enfance. Tout près de chez moi il y a un petit sanctuaire à Sainte-Anne et l’automne il devient le rassemblement des familles. Sur la photo vous voyez une famille avec leur enfant jouant dans les feuilles.

 

Au lieu de bouder cette saison, profitons-en pour retrouver nos cœurs d’enfants.

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Vendredi 15 août 2008

Il y a quelques mois l'université Saint-Paul d'Ottawa communiquait avec moi pour m'inviter à écrire un article à l'occasion de la fête nationale des Acadiens, ce que je fis avec plaisir. En ce jour de fête je vous présente cet article qui fut publié dans le Prions en Église du 10 août.

Pour bien comprendre la dévotion du peuple acadien envers l’Assomption, il faut remonter aussi loin qu’en 1678 alors que Mgr François Montmorency de Laval, alors évêque de Québec, érigeait canoniquement la paroisse de l’Assomption de Port-Royal. Donc, quand les Acadiens fêtent l’Assomption comme leur patronne , ils se rattachent à leurs racines chrétiennes. Dès les débuts de la colonie et après la déportation de 1755, bien que privés de prêtres et de toutes structures communautaires, il y avait une étoile qui les guidait, celle de leur foi et celle qui deviendra en 1881 leur patronne.

Quoique dispersé aux quatre coins du monde, les Acadiens se sentent unis par cette fête du 15 août qui leur rappelle leurs origines. Même, si comme partout ailleurs, la pratique religieuse diminue, il y a toujours au cœur de l’Acadienne et de l’Acadien une lueur qui brille, celle de l’étoile de leur drapeau, étoile de Marie à la couleur papale, étoile qui projette ses rayons sur chaque Acadienne, sur chaque Acadien. Comment ne pas être de la fête en ce 15 août alors qu’un élan de vie nous projette dans un monde d’avenir ! La foi de nos ancêtres leur a permis de passer à travers les épreuves du temps et nous inspire encore, comme peuple, pour aller plus loin.

Cette foi en Dieu et en l’homme que nous ont transmise nos ancêtres nous a permis de bâtir des institutions à la dimension de notre cœur, celle de se projeter toujours plus loin, celle de vouloir la vie avant tout et de faire en sorte que nos enfants puissent parler la langue de nos ancêtres. Pour y arriver, il a fallu se tenir fièrement debout, ne pas courber l’échine, mais regarder droit devant nous en sachant que nos pieds reposaient sur le roc. Ce roc sur lequel reposent encore nos pieds ce sont nos valeurs qui sont l’accueil, le partage, la fraternité et j’ajouterais le goût de la fête. Peut-être sans le savoir sommes-nous encore un peuple religieux.

Peuple sans territoire, nous avons le monde comme patrie même si notre cœur et nos racines se retrouvent toujours aux pays des ancêtres. Ce peuple que nous sommes, il est partout, dans toutes les provinces du Canada, dans les différents états d’Amérique, en France, en Belgique dans les pays asiatiques et africains jusqu’en Australie. Peu importe où nous sommes, nous nous retrouvons tous sous un même drapeau, le tricolore français orné de l’étoile de Marie dans sa partie bleue.

À l’origine, peuple de la terre, nous sommes devenus par la force de l’histoire peuple de la mer, c’est pour cette raison qu’en ce jour de fête nous pouvons chanter fièrement notre hymne nationale Ave Maris Stella, salut étoile de la mer.

Bonne fête aux Acadiennes et Acadiens du monde entier !

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Lundi 30 juin 2008
Voici une autre causerie qui m'a bien touché. Je me suis déjà servi des ses livres à l'occasion de sessions. J'aime bien son livre Évangéliser les baptisés, ce livre nous montre bien qu'il faut aller à l'essentiel de la foi afin de découvrir Jésus Christ. 
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Samedi 28 juin 2008
Je vous présenterai des extraits du CEI qui m'ont particulièrement touchés. La Table du pardon.
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Mercredi 25 juin 2008

 

Je vous propose les grandes lignes qui ressortent des catéchèses, des homélies et de témoignages qui nous ont été donnés au Congrès Eucharistique International de Québec tenu du 15 au 22 juin 2008.

 

Une idée centrale se dégage de tout ce qui nous a été présenté par les divers intervenants; le mystère pascal est au cœur de la foi chrétienne et rejoint l’humanité blessée dans sa rencontre avec Dieu. C’est l’eucharistie qui rend contemporain le mystère pascal, l’essentiel du christianisme se trouve là. Il est donc important comme catholique de se centrer sur l’essentiel qui est le Christ qui nous conduit vers les autres, les plus pauvres, les plus démunis. Au centre de toutes les routes il y en a une qui est unique, Jésus Christ qui est devenu homme, c’est Dieu qui a pris le chemin de l’homme  et l’homme le chemin de Dieu. On ne peut pas séparer l’eucharistie du chemin vers nos frères et sœurs.

 

Jésus est descendu jusqu’au niveau le plus bas possible en se faisant serviteur pour que personne ne puisse lui ravir sa place. Comme croyantes et croyants nous sommes appelés à faire de même. C’est ce qui doit nous pousser vers les plus démunis, les plus pauvres, les plus faibles.

 

L’eucharistie se présente donc comme la voie unificatrice, elle doit non seulement nous unir comme catholiques mais elle doit unir tous ceux et celles qui croient en Jésus  Christ et elle doit nous rendre missionnaire.

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