Lundi 10 mars 2008
 
Lire : Jn (8,21-30)
Dans chaque petit village ou ville il y a toujours des gens du bas de la "track", ces gens qui vivent loin du centre et près des voies ferrées, là ou personne ne veut habiter. Ces personnes sont considérés comme des moins que rien. L’histoire de la Sagouine illustre bien l’idée que l’on se fait de ces personnes. Il y a tout un écart entre ces deux mondes. Beaucoup pensent que ces gens sont perdus, incapables de sortir de leurs misères.

Voilà que Jean fait dire à Jésus que ceux qui sont là devant lui sont du "bas de la track" qu’ils vont mourir dans leur péché, il ne veut pas les diminuer comme personne mais bien exprimer qu’il y a une distance entre lui et eux. Cependant Jésus leur dit qu’il y a une possibilité de s’en sortir, c’est de reconnaître qu’il n’est pas de ce monde mais bien d’en haut. Il ajoute qu’il faut qu’il passe par la croix pour qu’ils puissent comprendre cela.

Nous sommes en temps de Carême, nous vivrons bientôt ce passage de Jésus sur la croix, pouvons-nous le reconnaître et sortir de notre péché ou préférons-nous demeurer des "gens du bas de la track". À chacun de nous de faire notre choix.
par Dugas publié dans : Réflexion biblique
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Lundi 3 mars 2008
 
Lire :Is (65,17-21) Jn (4, 43-54)
Une épouse disait à son mari : "Tu ne m’achète jamais rien, tu ne m’aimes donc pas." Un jour elle tomba malade et son mari la soignait du mieux qu’il pouvait. Cette maladie lui permis de pouvoir réfléchir sur ce qu’elle avait vécu avec son mari. Elle réalisa que tout au long de leur vie de couple, cet homme l’avait soutenue, accompagnée et même gâtée même si ce n’était pas en lui achetant plein de choses, mais bien par sa présence. Une fois revenue à la santé elle ne demandait rien car elle avait réalisé que son mari l’aimait et que peu importe ce qu’il pouvait lui acheter cela n’ajouterait rien à son amour.

Il me semble que trop de chrétiens demandent à Jésus de faire des choses éclatantes afin de croire alors que jour où ces chrétiens réaliseront que Christ les accompagne chaque jour, discrètement, mais sûrement ils n’auront plus besoin de prodiges, ou de miracles. Alors nous marcherons vers cette terre nouvelle dont parle Isaïe. 

Le Carême est un temps de retour sur soi, prenons le temps de nous regarder pour voir qu’elle est notre relation à Dieu.
par Dugas publié dans : Réflexion biblique
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Dimanche 2 mars 2008
 
Lire : Lc (15, 1-3, 11-32)
Il n’est pas toujours facile d’avoir l’audace de ses convictions, c’est à dire de ne pas avoir peur de ce que l’on croit ou pense. Il faut posséder une bonne estime de soi. Quand on est confronté surtout par des personnes à qui on attribue plus de sagesse ou encore des personnes qui ont un statut particulier souvent on est porté à reculer devant l’autre au lieu de s’affirmer. Si cette réalité est vraie pour les actions de chaque jour combien l’est-elle encore plus quand il s’agit de notre foi.

Dans bien des situations aujourd’hui dire sa foi nous situe dans une position d’original quand ce n’est tout simplement pas dans celle des arriérés, des naïfs, des personnes quine connaissent pas grand chose et qui s’attachent à des balivernes. Personne ne veut être perçue comme cela. Pour dire sa foi il faut donc beaucoup de conviction et être authentique, respecter les autres mais aussi être respecté.

Dans cette lecture Luc nous présente cet aveugle qui a été guéri par Jésus, il n’a pas peur d’affirmer devant les leaders de la religion Juive que Jésus est un prophète. Si Luc présentait ce fait à sa communauté, aujourd’hui nous pouvons aussi nous l’appliquer.
par Dugas publié dans : Réflexion biblique
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Jeudi 28 février 2008
 
Lire : Jr (7,23-28)
Alors que je suivais mes cours en théologie, le professeur m’avait remis un devoir avec simplement quelques mots comme note explicative. J’ai donc demandé à le rencontrer. Il me reçut gentiment comme il le faisait toujours. Quand je lui ai demandé des explications sur ces quelques mots, il m’a simplement répondu : "Ça veut dire ce que ça veut dire, rien de plus. " Comme j’insistais, il m’a renvoyé en me disant que j’étais en mesure de comprendre.

Ce n’est que quelques mois plus tard que j’ai compris la note qu’il m’avait mise. C’est comme si tout à coup j’étais prêt à accepter ce qu’il avait voulu me dire, mais j’ai également compris que j’avais compris dès le début mais je ne voulais pas entrer dans le domaine qu’il voulait me faire explorer. "Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. " À ce moment-là je faisais le sourd, je faisais semblant de ne pas comprendre.

En écoutant la Parole de Dieu ne sommes-nous pas tous un peu sourds ? Ce n’est pas toujours parce que nous ne comprenons pas mais bien parce que nous ne voulons pas comprendre, comprendre voudrait dire changer quelque chose dans notre vie et nous ne sommes pas prêts à le faire.

Le temps du Carême est justement un temps qui nous est donné pour ouvrir nos oreilles et surtout notre cœur à la Parole de Dieu.
par Dugas publié dans : Réflexion biblique
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Mercredi 27 février 2008
 
Lire : Mt, (5, 17-19)
Un matin en e rendant tôt à mon travail je suis arrivé à un coin de rue et la lumière était rouge. J’ai donc fait un arrêt et voyant que tout était dégagé j’ai continué ma route. Mais voilà, il y avait un policier pas loin et il m’a arrêté. "Monsieur, me dit-il, vous avez brûlé un feu rouge." C’était un jeune agent, je lui ai répondu : "Pas du tout monsieur l’agent, le feu rouge n’indique-t-il pas qu’il faut faire un arrêt ? N’est-il pas là pour nous inviter à la prudence, est-ce que j’ai manqué de prudence? J’ai fait un arrêt et étant donné qu’il n’y avait pas d’auto et aucun danger j’ai continué ma route." Je ne sais pas si c’est à cause de mon crâne qui commence à se dégager ou à cause de ma remarque mais le jeune policier m’a laissé partir en me disant simplement : "Soyez prudent, monsieur, votre vie est précieuse." Je lui ai dit merci et je suis repartie. 

Chez les Juifs la loi devait être observé dans toute sa rigueur sans tenir compte des pers circonstances ni des personnes. Dans le texte que je vous ai présenté, Jésus apporte une nuance, il dit : "Je ne suis pas venu abolir la loi mais l’accomplir." Jésus est venu donner une autre vision de la loi." Les actions de Jésus nous enseignent que l’homme est au-dessus de la loi, cela ne les enlèvent pas mais leur donne un autre sens. Il nous dit également que toutes les lis doivent passer par l’amour.

Pendant de nombreuses années, l’Église, du moins dans nos milieux nous ont donné un aspect légaliste de la foi au point qu’encore aujourd’hui beaucoup de personnes ne la fréquentent plus parce qu’ils n’ont pas pu se départir de cette mentalité et en même temps ne l’acceptent plus. Malheureusement l’aspect moralisant de l’Église est encore trop présent ce qui faisait dire au cardinal qui a prêché la retraite au pape et aux cardinaux à Rome que les prédications sont encore trop moralisantes et pas assez théologales, c’est à dire axé sur la foi, l’espérance et la charité ou l’amour.

Approfondissons notre foi, notre espérance et l’amour et la loi ne nous apparaîtra plus comme un carcan.
par Dugas publié dans : Réflexion biblique
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