Lire : Mt (18,21-35
)
Un homme devait une forte somme à un créancier. Le jour de la date de remise il se présenta chez celui-ci pour lui expliquer qu’il lui était impossible de le rembourser sa
femme ayant été malade il avait du la faire soigner. Le créancier lui remit sa dette et lui demanda de bien s’occuper de sa femme et de ses enfants.
Mais sur l’entre fait un voisin qui l’avait gravement offensé vient lui demander pardon, mais celui-ci l’insulta et le mit à la porte à grands coups de pied. Voilà la triste
histoire d’un homme qui n’a pas su reconnaître le pardon de sa dette et l’amour du créancier.
Celui qui ne peut pas reconnaître l’amour et le pardon que Dieu lui accorde ne peut pas pardonner. Pour pouvoir pardonner, il faut reconnaître que nous-mêmes nous avons été
pardonnés.
Lire : Jean (4, 5-42)
En 1984, la grande famille Dugas a restauré le puits des ancêtres. Ce lieu et ce puits, où nous avons fait un parc de détendre, est un endroit sacré pour nous. Nos ancêtres y sont
arrivés peu après la déportation qui a eu lieu en 1755. Quand je m’y rends je me sens revivre, j’y trouve un souffle nouveau.
Dans cette lecture Jésus se rend au puits de Jacob, puits des ancêtres, et il y rencontre une femme, il s’adresse à elle pour lui demander de l’eau, passant alors pardessus les
tabous qui veulent qu’un Juif ne s’adresse pas aux Samaritains. Le dialogue s’installe entre lui et cette femme. Cette femme manifeste sa surprise devant l’intervention osée de Jésus. Elle devine
en lui quelqu’un de différent, il ne parle pas le langage habituel des Juifs.
Jésus lui offre une eau bien différente, une eau qui étanche toute soif, une eau qui enlève nos soifs d’orgueil, de plaisirs qui détruisent, de pouvoir, une eau qui fait vraiment
vivre.
Si l’eau du puits de mes ancêtres me donne un souffle de vie, celle que Jésus me propose donne la vie, la vraie vie, celle qui me conduit au-delà de moi-même et qui me conduit vers mes frères et
sœurs.
Seigneur, donne-moi de cette eau.
Lire : Mt (16, 13-19)
Tous les villages ont leurs gospilleurs ou leurs gospilleuses, cela existait aussi au temps de Jésus et Jésus se demande qu’est-ce que ces personnes peuvent bien dire et penser de
lui. Alors il demande à ses disciples. Ceux-ci lui répondent, certains disent que tu es Jean Baptiste qui se serait réincarné, ou encore Élie, Jérémie ou l’un des prophètes. Aujourd’hui si Jésus
était là nous ne le prendrions pas pour un réincarné car ce n’est pas dans notre vision, mais on dirait probablement c’est quelqu’un qui se prend pour un autre, l’avez-vous vu faire des semblants
de miracles, c’est un charlatan.
Mais le plus important pour Jésus ce n’est pas nécessairement ce que les autres pensent de lui c’est ce que ses disciples, ceux qui sont proches de lui et qui sont sensés le
connaître qui l’intéresse. Il leur pose directement la question : "Et vous, que dites-vous ? " Cela donne l’occasion à Simon de faire sa profession de foi : "Tu es le Messie, le fils du
dieu vivant. " Mais Jésus lui laisse bien savoir que ce n’est pas de lui-même qu’il sait cela mais bien parce que son Père lui a révélé.
Nous pouvons gospiller tant que nous voulons sur Jésus, si nous nous en tenons qu’à "la chair et le sang" nous ne connaîtrons jamais Jésus dans sa réalité, nous devons accepter que
ce soit par la volonté du Père que nous y arriverons. Je crois que c’est dans ce sens que l’on peut dire que la foi est un don.
* gospiller : vieux mot employé par les Acadiens pour dire faire des histoires, parler des autres avec ou sans connaissances précises.
Lire : Jm (17, 5-10)
Dans ma court arrière j’ai une pièce d’eau décorative avec des plantes et des poissons. L’été dernier quand j’ai fait la transplantation des plantes d’eau je n’avais
pas suffisamment d’espace pour les déposer. J’en ai donc transplanté une sur le bord de la pièce d’eau. Peu de temps après je me suis rendu compte que cette plante commençait à sécher et à
mourir. Comme je devais partir en voyage pour une semaine je me suis dit que lorsque j’arriverais je l’arracherais tout simplement en pensant qu’elle serait morte. En arrivant de voyage quelle ne
fut pas ma surprise de la voir rayonnante de vie, elle avait reverdi.
Je n’y comprenais rien, mais en observant de plus près je me suis rendu compte que ses racines avaient poussé et venaient s’alimenter dans la pièce d’eau. Je fus absolument
ébahi de voir comment elle avait réussi à trouver un moyen de survivre.
La lecture de Jérémie m’a ramené à cet événement et en même temps me ramène à moi-même. Nous sommes fait pour Dieu, c’est en lui que nous devons nous alimenter et prendre
racine, comme ma plante qui a poussé ses racines jusqu’à l’eau.
Jérémie conclut : «Heureux soit l’homme qui met a confiance dans le Seigneur, dont le Seigneur est l’espoir. Il sera comme l’arbre planté au bord des eaux, qui étend
ses racines cers le courant…»
Lire : Lc (6, 36-38)
C’était à l’occasion de Noël, j’avais acheté un cadeau spécial pour on épouse comme je voulais qu’il soit bien enveloppé et que je ne suis pas très habile dans ce domaine, je lui
ai dit que c’était pour ma mère. Je lui ai demandé de l’envelopper pour moi. Elle fit le un emballage comme je n’en avais jamais vu, il était superbe. Lorsque vint le temps de déballer les
cadeaux elle ne toucha pas celui-là car elle croyait que c’était pour ma mère. Je l’ai donc pris et lui ai remis en lui disant c’est pour toi et je te remercie de l’avoir si bien emballé. Elle
m’a dit qu’en l’emballant elle le trouvait si beau qu’elle aurait aimé que ce soit pour elle. Et bien tu l’as je lui ai dit.
Vous me direz que ce n’était pas très gentil de ma part d’avoir fait cela, vous avez raison mais nous avons eu beaucoup de plaisir à partir de cette histoire.
Le texte de Luc me rappelle cette histoire : "car la manière dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous." Mon épouse s’était servi de tout son cœur pour le
cadeau de ma mère et elle a reçu tout ce qu’elle y avait mis.
Je crois que Jésus nous demande d’envelopper notre propre cadeau en "donnez et vous recevrez".
Il est aussi dit "ne jugez pas et vous ne serez pas jugés" alors ne portez pas de jugement sur mon action… (Farce à part)
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