500e Basilique Saint-Pierre : témoignage ou scandale?

Publié le par Albert Dugas

 
Mise en situation. - C'est l'époque de la Renaissance, tout éclate, c'est aussi la période de l'humanisme. L'homme de la Renaissance bouillonne de vie frémissante et passionnée. Tous les domaines seront touchés, les arts, la science et la littérature. C?est une période de grands changements. Depuis un certain temps, il régnait à Rome et dans l'Église, un climat scandaleux de débauche de toutes sortes. C'est la période de la crise de la papauté.
Le mardi 25 avril 2006, le pape Benoît XVI soulignait le 500e anniversaire de la pose de la première pierre de la basilique Saint-Pierre. Il exprimait sa joie à l'occasion de cet anniversaire "très significatif" de cette splendide basilique Saint-Pierre que le monde entier admire dans la puissante harmonie des ses formes."
Nul ne peut nier que cet édifice est un chef d'ouvre d'architecture et de beauté. En plus, ce lieu recèle des trésors de l?humanité. Haut lieu du catholicisme, avec ses cérémonies grandioses, ses visiteurs prestigieux, ce lieu de culte, vu sous cet angle, devient alors un témoignage de foi. Je ne nie absolument pas ce fait, mais je veux dans ce court article, aller un peu plus loin .
Début de la construction. - C'est sous Jules II que commence la construction de la basilique Saint-Pierre de Rome. Jules II était un pape conquérant, un pape soldat, il avait le surnom de "pape botté", plus militaire que pasteur. Ses ambitions étaient de construire une immense église sur le tombeau de Saint Pierre et cela coûtait très cher. Il fallait trouver de l'argent. S'étant entouré des plus grands architectes et artistes du temps il devait les payer en conséquences. C'est ici que le bât blesse, c'est littéralement vrai pour le pauvre peuple qui doit payer la note. Le pape Jules II décrète une Indulgence pour la construction de Saint Pierre de Rome en 1507. Cette Indulgence sera confirmée par son successeur Léon X . C'est alors que commence la vente des indulgences afin de financer l?entreprise. Luther, moine Augustin qui se questionnait sur son salut et sur le rôle de l?Église, profite de la situation pour protester contre Rome. Comme la papauté est en crise et est plus préoccupée de pouvoir et de prestige que de réforme, Rome n'entend pas engager le dialogue. C,est l'affrontement qui mènera à la déchirure de l'Église.
L'histoire des indulgences est la goutte qui a fait déborder le vase. Que serait-il advenu si Rome avait accepté de revoir ses positions sur cette affaire et d'entrer en dialogue avec les protestataires? Que serait l'Église du Christ aujourd'hui? Dans son encyclique Ut unum sint, Jean-Paul II dit que la division de l'Église du Christ est un scandale pour le monde. Nul ne peut nier cette affirmation. Vu avec les yeux de l'histoire, est-ce que la basilique Saint-Pierre ne devient pas un peu le symbole de ce scandale?
En voulant bâtir une église de pierres sur le tombeau de Pierre, Jules II et ses successeurs ont démoli (déchiré) l'Église du Christ.
"À une Église pétrine, fondée sur Pierre, il faut carrément dire oui! À une Église pétrifiée et pétrifiante, enfermée dans la pierre, il faut carrémentdire non!"
Tirée de : La mission de l'Église au tournant de l'an 2000, Marc Girard. P. 175
Conclusion .  Ce 500e anniversaire est témoignage pour les uns et scandale pour les autres selon le côté de la médaille que vous regardez. J'ai essayé de voir les deux en même temps.
Visitez Saint-Pierre de Rome virtuellement : http://www.insecula.com/musee/panorama_M0066.html
 
ATTENTION: Je viens de lire un article sur Jonas qui dit que le pape se serati trompé de discours lorsqu'il parlait de foi et raiosn à l'université. Vouspouvez lire le texte à l'adresse suivante:
 
 

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