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Réflexion biblique

Mardi 3 octobre 2006
Lire Job 3,1-3.11-17.20-30
 
Pour moi le livre de Job est un livre intéressant, à l’image de ce que vit monsieur «tout le monde», un livre actuel. Combien d’hommes et de femmes sont déroutés devant la souffrance et se posent les même questions que Job. «Pourquoi moi, ton fidèle serviteur…qu’ai-je fait de mal?» La souffrance vient souvent mettre en question notre notion de la justice divine. Nous faisons souvent appel à des amis pour résonner ce qui se passe quand le malheur tombe sur nous. Job fit de même. Il se débat dans la nuit.
Dans sa souffrance, il a un cri de révolte, il a maudit la vie. Il est dit : «Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.» Il a des  paroles de soumission, comme nous. Mais finalement il reconnaît la bonté de Dieu. Job a passé les étapes du deuil lors d’une grande souffrance.
 
Un livre à lire en tout temps pour retrouver la confiance en Dieu devant le malheur et la souffrance. Notre temps en a besoin.
 
Par Albert Dugas
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Mercredi 4 octobre 2006
Lire : Lc 9,57-62.

Quand on veut démontrer un point on se sert souvent de citations. C'est ce que fait Luc dans ce passage de l'Évangile.

Dans la citation de Jésus: " Les renards ont des terriers,...» Luc veut montrer que lorsqu'on se met au service du Seigneur on ne crée pas de liens qui nous retiennent. C'est comme si nous étions de partout. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas avoir de lieu de résidence, mais faire comme si nous  en avions pas.


En cours de route, un homme dit à Jésus : " Je te suivrai partout où tu iras. "
Jésus lui déclara : " Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête. "
Il dit à un autre : " Suis-moi. " L'homme répondit : " Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. "
Mais Jésus répliqua : " Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. "
Un autre encore lui dit : " Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison. "
Jésus lui répondit : " Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu. "

On entend souvent les deux autres citations, pas toujours situées dans un bon contexte.Ici Luc ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'occuper des morts ni sa sa famille, mais encore là, que celui qui s'engage doit aller jusqu'au bout et ces citations vont dans le même sens que  la première. Nous ne devons pas nous laisser retenir par ce qui nous entourent, fussent nos proches.

Par Albert Dugas
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Samedi 7 octobre 2006

Lire les Actes des Apôtres. (1,12-14)

Arrivés dans la ville, ils montèrent à l'étage de la maison; c'est là qu'ils se tenaient tous:Pierre, Jean,J acques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote,et Jude fils de Jacques. D'un seul coeur, ils participaient fidèlemetn à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères.

Comme chrétiens, nous faisons de même, nous nous réunissons pour la prière. Nos ancêtres, après la déportation, se rassemblaient le dimanche pour prier en l'absence de prêtre, mais ils étaient assidus à la prières, ils chantaient des hymnes et lisaient la Parole de Dieu. Je crois que cette foi a alimenté leur espérance, ce qui leur a permis de survivre et qui fait que nous sommes toujours ici, vivants et croyants. Chaque personne à la liberté de choisir ce qui le fait vivre. Personnellement, ma foi est un souffle de vie. En ce jour d'action de grâce, je dis merci à mes ancêtres qui me l'ont transmise.

Par Albert Dugas
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Mardi 10 octobre 2006
Lire Lc 10,38-42.

Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.
Elle avait une soeur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma soeur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. »

L'important c'est l'autre.

On interprète souvent ce passage en disant qu'il veut dire qu'il faut choisir le Seigneur à tout prix. Il y a de cela, mais à mon sens il y a aussi autre chose: il y a l'autre. Parfois nous sommes tellement accaparés par toutes sortes de choses, travail, loisirs personnels et autres que l'on oublie que l'important c'est prendre conscience que l'autre est là. La personne avant tout, devrait être notre devise.


Par Albert Dugas
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Lundi 16 octobre 2006

Lire Mt 25, 31-40

«Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous  depuisla création du monde; j'avais faim et vous m'avez donné à manger; j'avais soif et  vous m'avez donné à boire; j'étais un étranger et vous m'avez accuilli; j'étais nu  et vous m'avez habillé; j'étais malade et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi.»  Alors les justes lui répondront: «Seigneur, quand est-ce que nous l'avons fait...?» Et le Roi leur répondra: «Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.»

Cette belle page de l'Évangile nous trace le chemin du chrétien. Aucune dévotion, aucune prière, même la messe ne vaut rien si cela ne mène pas vers les autres, vers nos frères et soeurs. Cela ne veut pas dire que ce soit facile, surtout dans les jours d'aujourd'hui où nous avons tout ce dont nous avons besoin. Parce que ceux qui nous entourent ont ce dont ils ont besoin matériellement, nous pouvons oublier cette dimension de présence à l'autre. Nous povons même oublier qu'il y a des personnes autour de nous qui ont faim, qui ont soif, qui sont étrangers même s'ils ont tout en apparence. Ils ont faim et soif, non pas de nourriture matériel mais de présence, ils sont étrangers, non pas parce qu'ils sont d'ailleurs, mais parce que personne ne les voit. Ils sont traités comme s'ils n'existaient pas.

Nous qui sommes des réguliers de l'Église, sommes-nous d'abord présents aux autres ou enfermés dans notre confort religieux qui nous donne bonne conscience? Si c'est le cas, le Royaume n'est pas pour nous.

Par Albert Dugas
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Dimanche 22 octobre 2006
En ce dimanche c’est la lecture brève qui m’interpelle.
 
Lire Lc 10, 42-45.
Lecture brève :
"Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres; les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur. Celui qui veut être premier sera l’esclave de tous : car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. "
Il est remarquable de voir combien de fois Jésus insiste pour nous dire que comme chrétiens nous devons être au service des autres. C’est le fondement de la vie chrétienne, l’Amour, charité. Il n’est pas question d’occuper la première place mais d’être au service et cette consigne est là pour chacun de nous qui sommes de l’Église. Mais c’est l’Église toute entière avec sa hiérarchie qui doit être service. Nous pouvons remarquer que beaucoup de prêtres sont de véritables pasteurs au service de la communauté. Cependant quand on voit Rome, avec tout son apparat, ses costumes de l’époque de la royauté, tout le protocole, cela ressemble plus comme des chefs qui commandent en maîtres. Je pense que l’on a le droit de se questionner comme faisant Église avec tout cela. Je crois qu’en se questionnant, on découvre en dessous de des apparences ce qui n’est pas toujours évident, une Église qui a le désir de servir.
Par Albert Dugas
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Lundi 6 novembre 2006
Lc 14, 12-14.
"…quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles; et tu seras heureux, parce qu’ils n’ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes."
 
Dans cet évangile Jésus nous invite a être désintéressé dans nos actions. Il ne faut pas prendre et évangile à la lettre mais en regarder l’esprit qui s’y dégage. Quand je fais une action que je ne le fasse pas pour en retirer quelque chose ou pour m’attirer des faveurs. Il faut le faire dans un détachement complet. Cependant je ne crois pas qu’il y ait des actions dites gratuites, tout ce que l’on fait de bien nous procurer une satisfaction intérieure. L’important c’est que l’on agisse pas avec l’intention que cela nous soit rendu.
Par Albert Dugas
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Dimanche 26 novembre 2006
 
Aujourd’hui, l’église célèbre le Christ, Roi de l’univers. De quel roi parle-t-on? En notre temps où la royauté n’existe pratiquement plus que peut-on désigner par cette fête? Au cours des siècles, les artistes ont représenté le Jésus Christ sous différents angles. Il fut même représenté comme un chevalier triomphant. Est-ce cette image que l’on veut retenir de Jésus Christ aujourd’hui? Sûrement pas. D’ailleurs Jésus dit à Pilate : "Mon royaume ne vient pas de ce monde."
Pour moi, Jésus Christ est un roi tout-puissant…mais tout puissant d’amour, rien d’autre. Il ne faut pas associer à ce Dieu tout puissant, la puissance d’une Église triomphante, ce serait se leurrer. C’est dans une Église humble et servante, non dans une Église de type royal qu’il veut que nous le reconnaissions. Donc, célébrons cette fête du Christ, Roi de l’univers dans l’humilité en reconnaissant que notre Dieu est un Dieu tout puissant d’amour.
Par Albert Dugas
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Vendredi 8 décembre 2006
 
Lire Gn (3,9-15.20)
Ce passage de la Genèse me ramène à moi-même et aux jeunes avec qui j’ai travaillé pendant 31 ans. Combien de fois n’a-t-on pas entendu ce n’est pas ma faut c’est l’autre qui… Combien de fois refusons-nous d’assumer la responsabilité de nos actes en la refilant à l’autre ? C’est ce que me dit ce passage de la Genèse. Le Seigneur demande à l’homme s’il a mangé du fruit de l’arbre et celui-ci au lieu de dire oui, essaie de se disculper en rejetant la faute sur la femme qui à son tour la rejette sur le serpent. L’auteur biblique a bien construit son scénario pour montrer que personne dans ce récit n’accepte de dire "oui, je l’ai fait de moi-même j’en prends la responsabilité.
 
Je crois que chacun de nous, en nous regardons d’un peu plus près, nous pouvons nous reconnaître dans ce scénario. Si notre couple ne va pas bien, ce n’est pas de ma faute, mais celle de mon conjoint ou conjointe. Si dans le monde ça ne marche pas rond, ce n’est pas ma faute, c’est celle de la société, et ainsi de suite. Je crois que nous ne pouvons que nous reconnaître pécheurs et demander pardon. Pardon à Dieu, oui, mais aussi à nos frères et sœurs, pardon à nos jeunes, pardon à la société, parce que nous n'acceptons de prendre nos responsabilités.
Par Albert Dugas
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Samedi 9 décembre 2006
 
Lire Mt (9,35 – 10,1.6-8)
" Jésus parcourait villes et villages…prêchait la Bonne Nouvelle…Voyant les foules, il eut pitié d’elles, parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger…la moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. " Jésus envoie alors ses disciples, il leur dit : "Allez vers les brebis perdues de la maison d’Israël. " On croirait lire ce qui se vit actuellement dans notre monde chrétien. Pourquoi ? A-t-on trop misé sur la structure, sur les rituels, sur les lois au point d’oublier d’annoncer la bonne Nouvelle ? Nous sommes un peuple fatigué et abattu, comme s’il n’y avait plus de témoins qui annoncent vraiment la bonne Nouvelle. Dans nos diocèses on a misé beaucoup sur les structures, les réaménagements, avec tout cela a-t-on oublié d’annoncer la Bonne Nouvelle ?
Un aumônier de prison que je connais disait : "La Bonne Nouvelle arrive jusqu’au fond des prisons et touche les cœurs qui semblaient être les plus durs, pourquoi ne touche-t-elle pas ceux qui sont au dehors ?
Et nous, chrétiens, qui avons reçu gratuitement le don de la foi, sommes-nous prêts à donner gratuitement. Cet évangile termine pourtant en disant : " Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. " Avec les yeux de la foi, je me permets de dire : Réjouissons-nous ! Dieu prépare un nouveau monde.
Par Albert Dugas
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