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La Bible en
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Versions protestantes. Dans «autres Épîtres» vous trouverez les 7 livres de la Bible catholique.
Quand on veut démontrer un point on se sert souvent de citations. C'est ce que fait Luc dans ce passage de l'Évangile.
Dans la citation de Jésus: " Les renards ont des terriers,...» Luc veut montrer que lorsqu'on se met au service du Seigneur on ne crée pas de liens qui nous retiennent. C'est comme si nous étions de partout. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas avoir de lieu de résidence, mais faire comme si nous en avions pas.
En cours de route, un homme dit à Jésus : " Je te suivrai partout où tu iras. "
Jésus lui déclara : " Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête. "
Il dit à un autre : " Suis-moi. " L'homme répondit : " Permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. "
Mais Jésus répliqua : " Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, va annoncer le règne de Dieu. "
Un autre encore lui dit : " Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d'abord faire mes adieux aux gens de ma maison. "
Jésus lui répondit : " Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu. "
On entend souvent les deux autres citations, pas toujours situées dans un bon contexte.Ici Luc ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'occuper des morts ni sa sa famille, mais encore là, que celui qui s'engage doit aller jusqu'au bout et ces citations vont dans le même sens que la première. Nous ne devons pas nous laisser retenir par ce qui nous entourent, fussent nos proches.
Lire les Actes des Apôtres. (1,12-14)
Arrivés dans la ville, ils montèrent à l'étage de la maison; c'est là qu'ils se tenaient tous:Pierre, Jean,J acques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote,et Jude fils de Jacques. D'un seul coeur, ils participaient fidèlemetn à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères.
Comme chrétiens, nous faisons de même, nous nous réunissons pour la prière. Nos ancêtres, après la déportation, se rassemblaient le dimanche pour prier en l'absence de prêtre, mais ils étaient assidus à la prières, ils chantaient des hymnes et lisaient la Parole de Dieu. Je crois que cette foi a alimenté leur espérance, ce qui leur a permis de survivre et qui fait que nous sommes toujours ici, vivants et croyants. Chaque personne à la liberté de choisir ce qui le fait vivre. Personnellement, ma foi est un souffle de vie. En ce jour d'action de grâce, je dis merci à mes ancêtres qui me l'ont transmise.
L'important c'est l'autre.
On interprète souvent ce passage en disant qu'il veut dire qu'il faut choisir le Seigneur à tout prix. Il y a de cela, mais à mon sens il y a aussi autre chose: il y a l'autre. Parfois nous sommes tellement accaparés par toutes sortes de choses, travail, loisirs personnels et autres que l'on oublie que l'important c'est prendre conscience que l'autre est là. La personne avant tout, devrait être notre devise.
Lire Mt 25, 31-40
«Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuisla création du monde; j'avais faim et vous m'avez donné à manger; j'avais soif et vous m'avez donné à boire; j'étais un étranger et vous m'avez accuilli; j'étais nu et vous m'avez habillé; j'étais malade et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi.» Alors les justes lui répondront: «Seigneur, quand est-ce que nous l'avons fait...?» Et le Roi leur répondra: «Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.»
Cette belle page de l'Évangile nous trace le chemin du chrétien. Aucune dévotion, aucune prière, même la messe ne vaut rien si cela ne mène pas vers les autres, vers nos frères et soeurs. Cela ne veut pas dire que ce soit facile, surtout dans les jours d'aujourd'hui où nous avons tout ce dont nous avons besoin. Parce que ceux qui nous entourent ont ce dont ils ont besoin matériellement, nous pouvons oublier cette dimension de présence à l'autre. Nous povons même oublier qu'il y a des personnes autour de nous qui ont faim, qui ont soif, qui sont étrangers même s'ils ont tout en apparence. Ils ont faim et soif, non pas de nourriture matériel mais de présence, ils sont étrangers, non pas parce qu'ils sont d'ailleurs, mais parce que personne ne les voit. Ils sont traités comme s'ils n'existaient pas.
Nous qui sommes des réguliers de l'Église, sommes-nous d'abord présents aux autres ou enfermés dans notre confort religieux qui nous donne bonne conscience? Si c'est le cas, le Royaume n'est pas pour nous.
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