Ouvrir les portes
Lire : Actes des Apôtres 2, 1-11
Nous sommes le dimanche de la Pentecôte, début de l’Église. Quand je pense Pentecôte, je pense également au récit de la tour de Babel dont parle la Genèse. Nous connaissons tous ce récit où les hommes parlaient tous la même langue. Ils décidèrent de construire une tour qui mènerait jusqu’au ciel (Dieu) pour faire la gloire de leur ville. Pour contrecarrer leur projet Dieu sema la confusion et ils ne se
comprenaient plus. Ils durent abandonner leur projet et se dispersèrent.
comprenaient plus. Ils durent abandonner leur projet et se dispersèrent. Lors de la Pentecôte, il y avait à Jérusalem, des Juifs issus de toutes les nations, lorsque l’Esprit se manifesta, même si les disciples étaient Galiléens, les personnes qui parlaient d’autres langues entendaient dans leur langue maternelle. Pour moi ce récit est symbolique et il veut dire que l’Église, même si elle parle une seule langue, elle doit être compréhensible à toutes les nations, cultures ou langues. C’est le principe de l’universalité. Elle doit donc dépasser sa propre culture (occidentale), sa langue (le latin) pour être fidèle à Jésus Christ Elle doit partir de l’Esprit Saint. Si non elle sera une tour de Babel et ne se sera que confusion. Dans son récent livre, Hans Kung parle d'un christianisme non basé sur une Église officielle mais sur Jésus Christ. Il y aurait peut-être quelque chose à explorer de ce côté-là. Notre Église a peut-être besoin d’un coup de vent violent de l’Esprit comme au jour de la Pentecôte pour se rapprocher des gens d’aujourd’hui comme le souhaite Benoit XVI.
À ce sujet je citerai Jean XXIII qui disait : "Nous voulons inviter toutes les personnes de bonne volonté à venir chez nous. Mais auparavant, l’Église a besoin de refaire son visage, et de se mettre à l’écoute de la vie du monde. "
Si c'étati vrai au temps de Jean XXIII, ce l'est encore plus aujourd'hui.
Si c'étati vrai au temps de Jean XXIII, ce l'est encore plus aujourd'hui.
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