Mon Dieu que ça nous ressemble
Lire : Lc 7,36-50.8,1-3
Cette histoire, où Jésus est invité chez un Pharisien, ne peut que nous ramener à nous-mêmes. La femme pécheresse qui se rend auprès de Jésus pour lui verser du parfum sur les pieds et lui demander pardon devrait nous faire réfléchir. Elle n’a pas de préjugés, c’est Simon qui porte un regard négatif sur la situation. " Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu'elle est : une pécheresse. " Il ne voit que la situation de la pécheresse sans se rendre compte que lui-même n’est pas parfait, comme si le fait de croire que cette femme était plus pécheresse que lui, parce que son péché est public, le rendait moins pécheur.
C’est dans ce jeu que souvent, nos préjugés nous conduisent. On entend souvent des personnes dire comment monsieur ou madame untel peuvent-ils s’approcher de cette personne qui est divorcée ou encore qui est homosexuelle, ou qui a mauvaise réputation. Comme si les personnes qui vivent ces situations n’étaient que cela, comme s’il n’y avait rien d’autre en elles. A partir de ces réactions nous ne sommes pas loin de penser comme Simon que notre péché est moins graves parce qu’il est plus facilement accepté par la société ou encore parce qu’il n’est pas connu du public. C’est comme si nous ne reconnaissions pas le pardon de Dieu pour tous, et même, comme si notre propre péché n’avait pas besoin de pardon. Les autres en ont besoin car ceux-là ont des péchés plus graves que les nôtres.
Cependant n’oublions pas que le meilleur de nous-mêmes ne sera jamais atteint par nos péchés. Un regard d’amour peut changer notre regard sur les autres.
Cela ne veut pas dire qu’on peut fréquenter n’importe quelle personne ou groupe. Il faut user de prudence, cette lecture veut simplement dire que nous n’avons pas à porter de jugements sur les autres, surtout pas pour nous couvrir nous-mêmes ou nous déculpabiliser et que Dieu est un dieu qui pardonne à celui ou celle qui reconnaît son propre péché, pas celui des autres.
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