Le mensonge qui sauve
Lire : Gn (27, 1-5.15-29)
Dans une revue importante je lisais un rechercher qui avait pour titre : "Le mensonge qui guérit. " Voici en résumé ce que dit cet article : " Une injection d’eau salée ou une fausse intervention chirurgicale sont parfois aussi efficace, voire plus, qu’un vrai traitement. " C’est la confiance dans le médicament qui déclenche la guérison, concluait l’article.
Le récit de la genèse, mentionné plus haut, où Jacob aidé de sa mère, utilise le mensonge pour obtenir la bénédiction de son père, Isaac, me fait penser à cette recherche. C’était Esaü, le fils aîné qui devait recevoir cette bénédiction, mais c’est Jacob qui la reçoit en trompant son père. Pourtant Dieu n’est pas intervenu pour rectifier cette duperie, il laisse les choses se passer comme elles se passent. Malgré tout, il accomplit son dessin à travers une action très humaine.
Encore aujourd’hui, Dieu passe par nos actions très humaines pour que sa volonté s’accomplisse. Il passe par nos bêtises quand nous voulons bien les reconnaître et chercher à nous reprendre. Il passe par les échecs rencontrés dans nos vies spirituelles, si nous nous en servons pour aller plus loin. J’oserais même dire qu’il passe par son absence quand nous le pensons absent de nos vies.
N’agissons-nous pas parfois comme Jacob pour obtenir la bénédiction de Dieu ? Nous nous recouvrons de toutes sortes de bonnes actions, de prières, de célébrations, de sacrifices pour lui faire croire que nous sommes de bons chrétiens alors que nous devrions nous présenter à lui tel que nous sommes avec nos qualités et nos faiblesses.
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