Le 28 juillet, jour de deuil pour tous les Acadiens et Acadiennes

Publié le par Dugas

Eglise-souvenir-G-P.jpeg(Photo: Église souvenir de Grand-Pré. Cette église est le symbole de la survivance acadienne. C'est un parc national très intéressant, chargé de souvenirs de nos ancêtres.

Le 28 juillet dans la plupart des église acadiennes on célébrera une messe commémorative pour marquer la signature de la déportation des Acadiens. Je vous retrace les grandes lignes de ces événements qui eurent lieu en 1755.
Je publie cet article aujourd'hui parce que tout a débuté le 25 juillet.

 
Une délégation d’environ cents représentants de régions de d’Anapolis, des Mines et de Pisiguid s’était rendue aux nouvelles à Halifax. Lawrence y tenait un grand ce 25 juillet 1755. Il reçut la délégation et leur proposa son nouveau serment d’allégeance sans condition qui les obligeait à prendre les armes contre les leurs. Ils refusèrent en tenant compte du désir de la population et du fait qu’ils avaient déjà prêté un premier serment d’allégeance. Lawrence fit confisquer tous leurs biens et ils furent emprisonnés jusqu’à la déportation sur l’île George près de Halifax. C’est ce jour-là que fut signé le document ordonnant la déportation. Il ne restait qu’à donner un semblant de caractère juridique à la décision. Ce sera le juge Belcher qui s’en chargera.

Le juge Belcher rédigea un long rapport en mentionnant que les Acadiens n’avaient légalement plus le droit de vivre au pays qu’ils devaient quitter le pays et que leurs biens devaient être confisqués. À partir de ce moment le tragique et cruel destin devait s’abattre sur le peuple acadien et nos ancêtres.

L’étape suivante fut de faire prisonniers les prêtres des paroisses pour priver la population de leurs leaders. Le curé de la paroisse Saint-Charles de Grand-Pré fit recouvrir l’autel du drap mortuaire. Rien n’était plus significatif que ce geste car la mort était présente dans ce qui allait se dérouler. Lawrence transforma l’église ne caserne pour les militaires et occupa le presbytère comme chef-lieu. Il fit entourer le presbytère de barricades ce qui eu pour effet de calmer un peu la peur des gens du village car l’hiver approchait et les Acadiens craignaient le pire. Ils crurent un moment que Lawrence se préparait pour passer l’hiver sur les lieux et qu’ils ne seraient embarqués qu’au printemps. Tel ne fut pas le cas.
Dans le journal de Winslow, conservé aux archives de la Massachusetts Historical Society on peut lire que Lawrence disait à Winslow et à Murray : " Vous aurez recours aux plus énergiques mesures, non seulement pour embarquer de force les habitants, mais encore pour priver ceux et celles qui s’échapperaient de tout abri et de tout moyen de subsistance, en brûlant les maisons et en détruisant dans le pays, tout ce qui peut leur permettre d’y vivre…" à partir de ce moment une chasse sans merci allait se faire pour s’assurer qu’aucun Acadiens ne demeurent dans le pays. Cette chasse se poursuivra pendant plusieurs années et nos ancêtres de Carleton et de Caraquet en seront aussi des victimes. 
Les premiers embarquements commencèrent à Beaubassin vers le 10 août 1755. À Grand-Pré ce fut le mercredi, 10 septembre 1755, à environ un mille et demi de l’église souvenir de Grand-Pré que les Acadiens furent rassemblés. De là il furent embarqués sur des chaloupes et transportés dans les navires car l’eau n’était pas assez profonde pour permettre aux vaisseaux de s’approcher. 

Comme peuple nous nous sommes relevés, fiers et courageux. Nous devons suivre l’exemple de nos ancêtres, marcher fièrement de l’avant en faisant la promotion de notre langue, de notre culture et de nos valeurs. C’est la condition pour être fidèles à nos ancêtres.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Publié dans Actualité religieuse

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