Commémoraison de l'Acte de déportation des Acadiens

Hier, le 28 juillet, avait lieu au sanctuaire Sainte-Anne du bocage, une messe commémorative de la signature de l'Acte de déportaion des Acadiens signé le 28 juillet 1755. À cette occasion, il y eut le dévoilement d'un monument souvenir.
Je citerai une partie de la chronique du Père Serge Comeau parue dans l'Acadie Nouvelle du 28 juillet.
«Afin d'apporter ma pierre à l'édification d'un discours sur la Déportation, je voudrais y réfléchir à partir de mon intérêt premier: la tradition judéo-chrétienne.
Une commémoration, c'est une mémoire commune qui s'exprime. D'un point de vue biblique, la commémoration est nécessaire et utile pour l'avancement d'un peuple. Or, cette mémoire commune ne peut pas être réduite à un événement du passé, un genre d'histoire qu'on se plaît à rappeler une fois par année. Un tel souvenir, qui réduirait le passé à l'anecdote, ne remet aucunement en cause l'état présent des choses en vue d'un avenir meilleur. Il nous replonge plutôt dans un état antérieur qui nous fait pleurer sur un état révolu ou qui nous rend nostalgique du passé.
Une commémoration, c'est le contraire de tout cela. C'est un acte de mémoire collective qui fait bouger le présent et qui ouvre un avenir.»
Lorsque nous parlons de notre passé, de la déportation, c'est dans ce sens qu'il faut l'aborder. Ce n'est pas pleurer le passé, mais bien le reconnaître pour y découvrir nos racines et faire fleurir ce que nous sommes aujourd'hui.