Maison de la culture chrétienne

Publié le par Dugas

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Hier, le 3 août avait lieu l’ouverture de la saison d’été à la maison de la culture chrétienne. Pour sa 5e édition, la maison de la culture chrétienne présente du 3 au 19 août : "Jardin intérieur". Dans la maison, vitraux, toiles et sculptures sur pierre sont les œuvres avec lesquelles nos artistes, les pères Edmond Thériault, Maurice Leblanc et sœur Marie-Hélène Alain nous ferons voyager au cœur du jardin intérieur. La collection du photographe Yvon cormier, retraçant l’eouvre des Pères Eudistes dans la région de Caraquet sera exposée à l’église. Place du Vieux Couvent présente l’exposition Jardin suspendu.
Lors de l’ouverture officielle, trois textes furent présentés : Transformation par le père Zoël Saulnier, Les Jardins de Dieu du père Daniel LeClair, (la présentation fut donnée par Albert Dugas en absence du père LeClair et  Au jardin de ma vie du père Serge Comeau.
 
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Les Jardins de Dieu
 
La Bible est remplie de " Jardins de Dieu " où l’homme fait l’expérience qui marque sa vie. On peut penser au " Buisson Ardent " où Abraham doit se déchausser. Il y a aussi le Mont Tabor où les apôtres Pierre, Jean et Jacques ont vu le ciel et la terre se joindre dans la rencontre de Jésus avec Moïse et Élie. Il y a aussi le lieu de la Nativité où Dieu se fait enfant pour apprendre à l’homme à devenir adulte. Il y a le Calvaire et le Tombeau vide qui changent toutes les perspectives de la destinée humaine. Et combien d’autres scènes où la vie l’emporte sur la mort, la santé sur la maladie, la paix sur les angoisses de la vie?
Nous portons tous de ces " jardins de Dieu " en nous et ce sont les artistes qui nous y donnent accès. Qu’est-ce à dire d’un texte qui fait perdre la parole comme Pierre lors de la transfiguration? Ou encore un agencement de couleurs, d’une sculpture, d’un vitrail ou une verrière qui impose que l’on se déchausse tant l’œuvre est sacrée? Il y a de ces musiques qui rappelle la profondeur de la Croix en nos vies, comme il y a de ces harmonies de paroles et musiques qui font croire en l’Enfant de la crèche.
EN laissant l’artiste à son art, nous laissons Dieu être VIE dans notre expérience tout humaine de voir, entendre, sentir les cordes sensibles d’un Dieu qui croit encore en l’humain tant les talents des artistes sont essentiels à la culture d’un peuple en recherche de son Dieu. Faire taire l’artiste, c’est faire mourir Dieu.
Daniel LeClair
Prêtre-écrivain
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Publié dans Actualité religieuse

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