S’emprisonner soi-même
Lire : Mt (18,21 – 19,1)
Cette sculpture de l’artiste Norbert Gionet me parle beaucoup, c’est pourquoi je vous la présente. Vous remarquerez que l’homme n’est pas en arrière des barreaux mais ceux-ci font bien partie de lui-même. En lisant ce texte de Matthieu, c’est l’image qui ne vient à l’esprit et je l’ai titrée ; "S’emprisonner soi-même. "
Ce texte de Matthieu sur le pardon m’interpelle de deux manières, d’abord, le début du texte où Jésus dit qu’il faut pardonner "soixante-dix fois sept fois", nombre qui symbolise l’infini. Il faut toujours pardonner, le pardon n’a pas de limite, il est infini comme celui qui nous est accordé par Dieu.
La deuxième manière dont me parle ce texte est "ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ? ". Tous, nous voulons bien que Dieu nous pardonne et nous le demandons au Seigneur, mais quand vient notre tour de pardonner ne faisons-nous pas comme ce personnage du récit de Matthieu nous sautons sur celui qui nous demande d’attendre pour qu’il nous remette sa dette ?
En refusant de pardonner ce n’est pas l’autre que nous emprisonnons mais bien nous-mêmes comme le symbolise la sculpture que je vous ai présentée. Nos barreaux deviennent nos refus de pardonner. Sachons nous rendre libres en pardonnons sachant que le pardon est une grâce qui nous vient de Dieu.
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