Faire du remplissage

Publié le par Dugas

 
Lire : Lc (5,33-39)
Le printemps vous avez certainement vu les employés de la voirie faire du remplissage sur les routes. Faire du remplissage c’est utiliser du matériel neuf dans avec de l’ancien. L’hiver ayant fait de crevasses, nids de poule, il faut les combler pour pouvoir rendre les toutes carrossables. Cela vaut ce que ça vaut et dure le temps que ça dure. Dans le texte de Luc c’est un peut de ce sujet qu’il traite.
"On ne déchire pas un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. "
Il y aurait bien à dire sur ce texte, d’abord par rapport à notre vie personnelle. Une conversion c’est un changement total, c’est faire du neuf et non pas du rapièchage. Faire du rapièchage veut dire s’attendre à ce qu’il y ait des vides dans nos vies.

Qu’est-ce à dire au niveau de l’institution qui est notre église ? Personnellement je crois que l’on fait du remplissage. Dans nos diocèses on a changé les structures tout en gardant le même fonctionnement. Je dirais qu’on a déplacé les meubles mais nous sommes toujours dans la même situation et dans peu de temps nous aurons à recommencer. La fondation de base n’y est pas. On tente de coudre du neuf sur un vieux vêtement et je me questionne à savoir si tout ne va pas se déchirer. Je souhaite que non. 
Ai niveau de Rome ce n’est guère mieux si non c’est pire. Les tentatives de retour à la période avant Vatican II est présentes. Les textes comme le catéchisme catholique regorge de la vision ancienne. Exemple le fameux "Hors de l’Église, point de salut" y est encore avec une petite note qui veut diluer un peu le texte. C’est mon avis.

Il faut d’abord réaliser qu’il nous est impossible de faire un retour en arrière. D’un autre point de vue, je crois qu’il ne faut pas attendre que Rome fasse les premiers pas, il faut agir dans nos milieux.

Je crois que nous aurions intérêt à méditer la fin de ce texte : "Il faut mettre du vin nouveau dans des outres neuves. Jamais celui qui a bu du vieux vin ne désire du nouveau. Car il dit c’est le vieux qui est bon. " N’est-ce pas là la situation de beaucoup de catholiques et des personnes en autorité dans notre Église ? On a l'impression que seul le vieux vin est bon. 

Voyage du pape en Autriche
 
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Publié dans Réflexion biblique

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M
je partage complètement votre point de vue !mais "agir dans nos milieux" ? Oui ! de quels milieux parlez vous ?CordialementMichel
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D
D'abord, merci d'être passé sur mon blog. Quand je dis milieux, je veux dire l'Église locale, diocèse ou encore à partir des paroisses. Il y a beaucoup à faire pour rendre notre Église plus près des gens, de leur présenter l'Église de Vatican II. J'ai souvent à discuter avec les personnes de mon entourage et lorsque nous parlons d'Église, je me rends compte que peu de gens conaissent la vision de Vatican II. Nous n'avons pas mis le vin nouveau de Vatican II dans de nouvelles outres, nous avons bien fait des changements à la liturgie, malheureusement, trop rapidement sans instruire les catholiques sur tout ce que cela pouvait signifier. Là, je vous parle des gens d'un certain temps.Dans nos milieux, il y a eu un vide à partir des années 70, ce qui fait que les cathopliques  sont peu ou pas évangélisés. Il faut réévangliser avec des outres neuves et du vin nouveau. (Autre façon de faire et de dire. ) Cela ne veut pas dire trahir les fondements de notre foi, mais les présenter avec un langage d'aujourd'hui. Il faut actualiser l'Évangile. C'est un travail immense qui nous attend tous. Saurons-nous relever le défi? Nous avons donc besoin de leaders convaincus. Je compare souvent notre Église à un gâteau, il y a un beau glaçage mais on demeure en surface, on va rarement au coeur du gâteau.En 67,  j'étais déjà engagé dans cette voie. Je me rappelle avoir écrit un article dansle journal étudiant de l'université où je disais que l'Église utilisait un langage incompréhensible pour la plupart des chrétiens. Je crois que nous en sommes encore là.Merci encore et au plaisir d'avoir votre vision à ce sujet qui me tient à coeur.