Le respect de la vie avant tout
Lorsque les Jésuites sont arrivés en Acadien, vers 1622, les Amérindiens avaient leurs façons de vivre, leur morale, leur code de vie. Dans les Relations des Jésuites, ceux-ci mentionnent que lorsqu’un membre de la tribu est malade et qu’il n’y a pas d’espoir de le guérir, toute la tribu se rassemble autour de celui-ci. S’il peut parler, il raconte les bons coups de sa vie pour servir d’exemple aux autres. S’il est incapable de le faire lui-même, c’est un membre de la tribu qui s’en charge. On fait la fête accompagnée de bonne nourriture, de chants et on introduit des chiens dans la fête. Une fois la fête terminée, on tue les chiens qui doivent aller préparer le chemin pour le mourant. À partir de ce moment on cesse l’administration de nourriture et d’eau. Ce sont les Jésuites qui ont interdit cette pratique aux Amérindiens.
Ce sujet est encore d’actualité. Les évêques américains avaient adressé deux questions relatives à l’alimentation et à l’hydratation artificielle des malades en état de vie végétative permanent (coma ou autres) à savoir s’il était moralement permis de cesser de donner la nourriture et le boire à ces personnes. En apportant quelques nuances, la Congrégation de la foi à répondu qu’il n’était pas permis de cesser d’alimenter et d’abreuver les personnes dans un état végétatif permanent. Le point d’appui est qu’une "personne en état végétatif permanent" est une personne qui a droit à sa dignité humaine.
En lisant ce document j’ai d’abord été choqué en me disant que c’était de l’acharnement thérapeutique, ensuite je me suis refroidi et je me suis posé cette question : "Si c’était un membre de ma famille qui était concerné, père, mère, frères, épouse,sœurs, enfants, est-ce que ma réaction serait la même ? " Cette réalité a tempéré ma réaction.
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