Le respect de la vie avant tout

Publié le par Dugas

 
Lorsque les Jésuites sont arrivés en Acadien, vers 1622, les Amérindiens avaient leurs façons de vivre, leur morale, leur code de vie. Dans les Relations des Jésuites, ceux-ci mentionnent que lorsqu’un membre de la tribu est malade et qu’il n’y a pas d’espoir de le guérir, toute la tribu se rassemble autour de celui-ci. S’il peut parler, il raconte les bons coups de sa vie pour servir d’exemple aux autres. S’il est incapable de le faire lui-même, c’est un membre de la tribu qui s’en charge. On fait la fête accompagnée de bonne nourriture, de chants et on introduit des chiens dans la fête. Une fois la fête terminée, on tue les chiens qui doivent aller préparer le chemin pour le mourant. À partir de ce moment on cesse l’administration de nourriture et d’eau. Ce sont les Jésuites qui ont interdit cette pratique aux Amérindiens.
Ce sujet est encore d’actualité. Les évêques américains avaient adressé deux questions relatives à l’alimentation et à l’hydratation artificielle des malades en état de vie végétative permanent (coma ou autres) à savoir s’il était moralement permis de cesser de donner la nourriture et le boire à ces personnes. En apportant quelques nuances, la Congrégation de la foi à répondu qu’il n’était pas permis de cesser d’alimenter et d’abreuver les personnes dans un état végétatif permanent. Le point d’appui est qu’une "personne en état végétatif permanent" est une personne qui a droit à sa dignité humaine.
En lisant ce document j’ai d’abord été choqué en me disant que c’était de l’acharnement thérapeutique, ensuite je me suis refroidi et je me suis posé cette question : "Si c’était un membre de ma famille qui était concerné, père, mère, frères, épouse,sœurs, enfants, est-ce que ma réaction serait la même ? " Cette réalité a tempéré ma réaction.
 
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Publié dans Nouvelles religieuses

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N
Pour plus de détails :http://www.ulg.ac.be/le15jour/157/conscience.shtml
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N
Bonjour. Je crois qu'il faut être très prudent. Dans le cadre de mon travail, j'ai rencontré plusieurs fois un neurologue qui étudie l'activité cérébrale de patients en état de conscience modifiée, par imagerie médicale. L'année passée, il a travaillé avec une patiente en état végétatif depuis plusieurs mois. A son grand étonnement, le cerveau de cette patiente réagissait exactement comme celui d'une personne en bonne santé : il lui demandait de se balader dans sa maison ou de jouer au tennis et il était impossible de faire la différence, au niveau du scanner, entre ce patient et un volontaire sain. Il a précisé que sur les 60 patients en état végétatif qu'il avait étudié, c'était la première fois qu'il observait une telle activité cérébrale. La patiente en question s'est réveillée par après. Mais il ne veut pas donner de fausses espoirs. Il a conclu notre entretien ainsi : "Un état végétatif qui se prolonge au-delà d’un an est permanent et caractérisé par une absence de conscience. Il n’y a pas lieu de revoir ce pronostic."
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D
Bonjour,<br /> je vous remercie beaucoup de ces précisions, cela apporte une nouvelle façon d'analyser les situations qui se présentent. J'aime beaucoup vos invterventions, comme toutes celles que je reçois. Je trouve enrichissant de connaître les points de vue des autres cela stimule la recherche et l'échange. Je consulterai le lien que vous me suggérerz. Pour le moment je suis très occupé, mais je le garde en mémoire. Merci!
D
Albert, tu soulèves une question morale importante. Où est la frontière entre l'acharnement thérapeutique et l'acte de foi qui est de laisser partir les siens? L'acharnement sans foi peut conduire à de drôles d'inerprétations. Je pense qu'il faut faire certaines différences autrement on en arriverait à évaluer l'existence selon la qualité de vie. Quelle est la qualité de vie de certains de nos vieillards, une personne atteinte de sénilité ou autres? Devrions-nous cesser de les nourrir pour autant. Si on ne situe pas les limites du respect de la vie et de la dignité humaine, on pourrait alors être tenté par un système de valeurs à l'eau de rose en autant qu'il ne nous dérange pas. J'ai eu la chance de voir mes parents mourir avec "toute leur tête", c'est-à-dire lucides et conscients de leur situation médicale. Des amis n'ont pas cette chance et ce qu'ils vivent avec leur proche doit aussi être respecté.
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D
«Je pense qu'il faut faire certaines différences autrement on en arriverait à évaluer l'existence selon la qualité de vie»Cette affirmation m'apparaît très vrai. Je constate que certaine personne pensent qu'il faut être dans un état de de bien-être total pour qu'il y ait qualité de vie, alors on élimine tout ce qui peut nous contrarier. DAns un article intitulé«Les leurs de la société» j'avais parlé ce ce sujet.Je te remercie beaucoup de ton commentaire et nous aurons possiblement l'occasion d'en reparler.