L’homme n’est-il qu’un robot recouvert de peau?
Avec le mois de novembre, que l’on qualifie souvent de mois des morts, à cause des fêtes de la Toussaint et de la Commémoration de tous les fidèles défunts, fêtes de l’Église catholique, nous pouvons nous questionner sur l’homme, sa vie, sa mort. En effet quelle vision avons-nous aujourd’hui de l’homme et de la femme? Dans notre civilisation de la technologie n’en serions-nous pas venus à considérer l’homme comme un robot recouvert de peau? À écouter certains propos et à voir vivre certaines personnes on pourrait le croire.
Pendant longtemps les croyances religieuses ont servi de guide comme point de départ pour définir l’homme. Les Églises chrétiennes nous ont présenté l’homme comme un être doué d’un corps, d’une intelligence, d’une conscience, d’une liberté et tout cela couronné pas une âme appelée à vivre éternellement, soit au ciel ou en enfer selon le vécu de la personne. Ce homme a commis une faute qui se répercute sur toute sa lignée, c’est ce qu’on nomme péché originel.
Puis est arrivé un homme de science qui a commencé à parler d’évolution. L’homme serait le produit de l’évolution, il aurait franchi différentes étapes, d’une cellule première en passant par les différentes espèces de singes l’homme seraitdevenuunsinge qui s’est redressé jusqu’à l’homme. Mais voilà que plus on fait de recherche plus la science constate que la réalité de notre évolution s’éloigne sans cesse de l’image d’un singe qui s’est redressé jusqu’à l’homme.
Mais voilà que la théorie de l’évolution ne satisfait plus aux questions sur l’homme une autre notion prend forme. L’homme ne serait qu’une immense batterie qui distribuerait son énergie à tout le corps. Cet énergie qui circule dans tout le corps humain serait à l’origine de la pensée, des émotions, et même des attirances entre différentes personnes. L’amour comme tel n’existerait plus ce ne serait qu’une question très matériel engendré par cette énergie. Donc l’homme ne serait qu’un robot recouvert de peau. Tout le système intérieur ne serait que des courants électrique qui seraient émis par cette grosse batterie qu’est le corps.
Ces différentes conceptions ont des conséquences sur la perception de la vie et de la mort de l’homme. Dans le cas de la perception chrétienne il y a une dignité et une suite dans l’homme, la survie. Dans la deuxième celle de l’évolution, nous ne sommes guère plus que notre chat ou notre chien et dans la troisième vision, nous ne valons pas plus que notre ordinateur.
Posons-nous la question suivante : que fait-on lorsque notre ordinateur ne fonctionne plus. Nous l’envoyons au dépotoir, lorsque notre chat ou notre chien meurt, nous le faisons incinérer ou nous le faisons enterrer sans plus de considération. Dans le cas de la vision des religions, chrétiennes ou non, à la mort, le corps est entouré de respect parce qu’on y accorde une dignité plus grande qu’à un simple animal ou objet quelconque.
À regarder ce qui se passe de plus en plus autour de nous nous pouvons nous questionner. Il y a une tendance à considérer qu’à la mort on doit simplement se débarrasser de ce cadavre embarrassant. À chacun de nous de choisir ce que nous voulons être, un être humain même après la mort, un chien ou un chat ou encore un paquet de ferraille comme un vieux robot détraqué.
(Photo : sculpture de Norbert Gionet)
Publicité