Pourquoi les églises se vident ?

Publié le par Dugas

 

 

Voilà une question qui peut alimenter une longue discussion pour les personnes qui croient encore ou je devrais dire qui pratiquent encore, car certaines personnes croient mais ne pratiquent pas. Quant à celles qui sont indifférentes la question ne se pose même pas.

 

Je fais référence à la messe de minuit à laquelle j’ai assistée, je dis bien assistée car je n’avais pas le goût de participer. C’était dans une belle grande église, bien décorée, le chant y est très bien avec son bel orgue à tuyaux (je suis un fanatique de l’orgue) c’était un prêtre à la retraite qui présidait. La messe nous a paru longue à mon épouse et moi car ce brave prêtre n’a fait que marmonner tout au long de la messe. L’homélie qui a duré au moins 15 minutes aurait pu se résumer à "l’amour de Dieu, c’est le petit enfant qui est là" puisqu’il n’a fait que répéter ces paroles durant toute l’homélie.

 

Lors de la bénédiction solennelle finale les gens n’ont pas attendu que le tout soit terminé, à partir du milieu de l’église les gens ont commencé à sortir avant lui, il a sorti dans la foule. Ce prêtre a fait ce qu’on lui avait demandé et je loue sa générosité, mais est que ce genre de messe fait vivre ? Pour moi c’est là toute la question. Si nous voulons que les croyants viennent à l’église il faut les nourrir, leur donner une nourriture qui colle à leur vie.

 

À cette messe l’église était pleine et il y avait beaucoup de jeunes (entre 20 et 30 ans) qui accompagnaient leurs parents, ils avaient vraiment l’air de s’ennuyer. Reviendront-ils après une telle expérience, j’en doute ? Cela confirme ce qu’on entend souvent, la messe c’est plate.

 

J’ai trouvé ce commentaire sur le cite Croire je le cite parce qu’il entre dans ma vision des choses :

 

"Pour moi, les choses sont claires: là où se vit quelque chose d'authentique, de beau, de fervent, là il y a du monde. Un frère de Taizé répondait un jour à un curé qui lui demandait sa "recette" pour faire venir les jeunes à l'église: "offrez leur d'abord de belles liturgies !" Commençons par là !"

Mon épouse et moi avons également assisté à une rencontre chez les Pentecôtistes avec des amis. Selon mon évaluation nous étions le couple le plus âgé, il y avait beaucoup de jeunes, jeunes couples également. La célébration n’était pas des plus artistiques, pas d’orgue à tuyaux, pas de chorale, mais quelle fraternité et le pasteur, une femme, nous a parlé bien simplement dans un langage bien ordinaire du fond de son cœur de mère!

Tout cela pour dire que nous avons peut-être à apprendre des autres dans nos façons de faire et d’être. Chaque communauté à ses forces et ses défis, à nous de choisir ce qui nous fait vivre.

Une dame de la communauté m’a approché pour me demander si j’étais catholique et je lui ai répondu que "oui". Elle m’a dit :"J’étais catholique, mais je me mourrais dans mon Église, c’était tellement monotone et plate." Je lui ai répondu que l’important était qu’elle vive de la rencontre avec Jésus Christ.

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Publié dans espace-vie

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J
bonsoirC'est peut-être tout simplement parce que l'église n'apporte plus le message que l'homme à besoin.....Jésus parlait directe et parfois dure.... mais son message apportait la vie, mais aujourd'hui ? Reçoit-on la vie à l'église ? ou simplement une tradition, une religion de famille....sincèrementjean
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D
Bonjour et merci d'être passé sur mon blogue. Je trouve votre commentaire très pertinent. Je croisq ue nous somes trop préoccupé par la tradition, la liturgie que cela devient un carcan à la vie. Cependant une belle liturgie, simple mais parlante est un élément de vie. Pour être créatif dans ce domaine il faut parfois déroger aux normes établies. Trop souvent nos célébrations sont du réchauffé et ne trouche plus la réalité de la vie.J'ai visi té votre blogue qui est très intéressant pas la variété des articles.
D
J'aime ta réflexion et elle est pertinente. Nous voulons trop sauver et la chèvre et le choux. Cela devient très exigent sur les curés, trop exigent. Comment faire évoluer nos liturgies? Comment faire sentir aux jeunes qu'ils sont chez eux et en même, respecter les normes de la liturgie? Je suis prêtre et curé. Cette année, je n'ai fait aucun ministère pour les fêtes. Et pourtant, j'étais disponible. Mais, comme mon départ est annoncé, on agit comme si j'étais déjà parti. Une telle attitude exprime-t-elle l'espérance que nous sommes censés célébrer?
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D
Bonjour Daniel,heureux de t'entendre.«Mais, comme mon départ est annoncé, on agit comme si j'étais déjà parti. » Ta réflexion me fait pense à ceci, souvent quand une personne est gravement malade ou encore quand elle est atteinte d'un cancer on fait comme si elle était déjà morte, on coupe les liens comme si on ne pouvait pas faire face à ce qui arrive. Ou plus méchamment, comme si cette personne n'existait plus ou n'avait aucune importance pour nous. U peu dans le sens que c'est du passé cette personne ne sera bientôt plus là.Cette attitude est blessante, je ne dis pas que c'est le cas ici,  mais ça me fait penser à cela. Un prêtre qui a quitté me disait que même ses amis l'ignorent, n'y a-t-il pas là une attitude blessante? Je suis certain que ce n'est pas de la méchanceté, j'attribuerais plutôt cela à une certaine peur, peur d'être remis en question par l'autre.C'est dans ces situations que nous voyons combien nous sommes fragiles et surtout très humains mais pas dans le bon sens du mot, mais dans le sens de faible et même parfois lâches, en plus nous avons tous de bonnes raisons pour justifier  nos comportements.