Dieu se présente à nous d’une manière différente

Publié le par Dugas

 
Aujourd’hui je me permets de me servir de la parole des autres pour vous parler sur Espace-vie. Je vous présent une partie de la chronique de mon ancien curé, Serge Comeau et une conclusion de sœur Marie-Amélie Le Bourgeois. Bonne lecture. 
"Notre société est différente.
Il y a une vision de société que nous avions, qui a été ébranlée. Alors qu’on dit constamment que notre société est devenue de plus en plus individualiste et que les valeurs communautaires n’ont plus le haut du pavé, la mobilisation de la communauté de Bathurst (et des environ) a de quoi faire réfléchir. La tragédie est venue révéler un autre visage de la société : fidèle aux valeurs qui l’ont vu naître, la communauté de Bathurst nous a appris cette semaine que malgré les transformations de la société, ce qui cimente la vie communautaire est bien présent et vivant. Il reste dans nos communautés les valeurs d’entraide et de fraternité lorsque l’épreuve survient. Ces valeurs sont les vertus d’autrefois et s’expriment dans des lieux et des contextes différents.


Il y a 30 ans, c’est l’église qu’on aurait ouvert en pleine nuit pour réconforter les gens. Cette fois, c’est l’école qui a été ouverte avec des professionnels qui ont été les bons samaritains secourant les autres. Il y a 30 ans, c’est probablement chacun dans son église que les funérailles des jeunes auraient été célébrées (la cathédrale pour les catholiques, l’église unie pour les protestants). Cette fois, c’est le témoignage d’une espérance commune dans l’épreuve qui a été mis au jour. Il y a 30 ans, ce sont les dames de Sainte-Anne et les Chevaliers qui se seraient mobilisés pour nourrir les endeuillés et les soutenir. Cette fois, les commerces et les institutions sons ont montré qu’ils ne sont pas seulement présents dans le paysage géographique de nos villes, mais ils font partie de la vie sociale et mettent l’épaule à la roue lorsque c’est nécessaire." Serge Comeau. 

Je termine avec ce passage de sœur Le Bourgeois en guise de conclusion. 

"Peut-être que notre Dieu ne parle pas en solitaire et en surplomb du monde des humains, mais qu’il ne se communique qu’à travers la mélopée d’une foule de témoins anonymes d’hier et d’aujourd’hui. C’est dire que Dieu est un ‘dieu du visage commun’, un Dieu qui se tient toujours parmi nous et entre nous. Nous ne connaissons jamais son visage en dehors du visage des autres humains, en dehors de ce que nous nous en racontons les uns les autres. C’est reconnaître que nous devons prêter l’oreille se nous voulons, comme Élie à l’Horeb, la discerner, sourde, sous le fracas et la violence de l’ouragan et des coups de tonnerre. "
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Publié dans Actualité religieuse

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