La première pierre...
Sommes-nous des marchands d’étiquettes ?
Quand nous nous rendons au super marché, avant d’acheter un produit nous lisons l’étiquette pour le connaître. En effet l’étiquette nous dit la nature du produit.
Sans trop nous en rendre compte nous sommes souvent des marchands d’étiquettes. Par exemple, nous dirons d’une personne que c’est un médecin, un prêtre, un avocat ou un bûcheron. Mais nous dirons aussi c’est un divorcé, un voleur, un criminel ou encore un homosexuel.
Je me questionne à savoir si nous sommes bien conscients qu’en faisant cela nous définissons la personne par rapport à un comportement, comme si c’était tout son être. Est-ce que le divorcé n’est qu’un divorcé, n’est-il pas avant tout une personne humaine avec ses grandeurs et ses faiblesses ?
Jésus nous a laissé une parabole pour nous inviter à mettre nos étiquettes à la poubelle. C’est la parabole de la femme adultère. Comme il le disait aux Pharisiens, il dit aux marchands d’étiquettes que nous sommes :
"Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. " Jn 8, 7
Ils partirent tous en commançant par les plus vieux.
Si Jésus nous posait la même question aujourd’hui, je serais le premier à partir.
L’Église, le peuple de Dieu en marche, c’est-à-dire vous et moi, pour être évangélique, doit suivre cette voie que nous enseigne Jésus par cette parabole.