Qu'un seul meurt...
Un jour il y eut un homme qui marchait de village en village. Il parlait d’amour et de paix et vivait de liberté. Il était Juif de la religion juive. Il n’était ni rabbin, ni prêtre, un simple laïc, comme on dit aujourd’hui. Il marchait avec les pauvres, les démunis et pire encore avec les pécheurs. Son message et sa liberté dérangeaient l’autorité religieuse du temps qui se sentit menacée. Alors on décida de l’éliminer. Certains hommes de son temps l’ont reconnu comme un prophète, d’autres comme Christ, et enfin ceux qui l’ont éliminé comme ennemi de leur religion.
D’autres hommes ont pris son message d’amour et de paix et ont érigé une autre religion, le christianisme. Religion qui parle d’amour et de paix et j’ose à peine dire de liberté. Depuis, d’autres hommes, parfois prêtres, même évêques et simples laïcs parlent d’amour, de paix et également de liberté. Mais voilà le problème est qu’ils parlent avec trop de liberté, celle de l’Évangile, il défendent les petits, les pauvres et pire encore avec les pécheurs. Alors les autorités de cette nouvelle religion se sentent menacées et cherchent à les éliminer. Certains hommes de leur temps les considèrent comme des prophètes, d’autres comme des disciples du Christ et enfin les autorités comme des ennemis et cherchent à les éliminer.
Ces prophètes d’aujourd’hui sont des Helder Camara, des Roméro, des Gaillot, des Hans Küng. Don Camara disait, et je cite de mémoire, quand je parle des pauvres on me loue. Quand je marche avec les pauvres dans la rue on me dit communiste ! Lorsque Jean-Paul II est allé en Amérique du sud pour la première fois il ne s’est pas rendu à la tombe Mgr Roméro qui était partisant de la théologie de la libération.
J’ai deux enfants adultes qui ne partagent pas nécessairement mon avis et mes valeurs face à la vie. Je n’ai jamais pensé à les condamner, car je les aime. Si je le faisais, je briserais la relation entre nous et il n’y aurait plus de dialogue possible.
(Lire Jn 11, 45-57)