Sauvé de quoi
Je me suis souvent questionné sur ce qu’est le salut. On disait souvent Jésus Christ est mon Sauveur, il est mort sur la croix pour mon salut. Mais Jésus Christ me sauve de quoi? Quand je posais la question, on me répondait, du péché. Et là arrivait tous les maux du monde, un catalogue infini de supposés péchés. Enfin tout ce que l’être humain pouvait faire et qui était classé comme mal, même manger de la viande le vendredi quand la loi de l’abstinence était encore en vigueur. Au point que j’aurais pu croire que Dieu avait crée l’homme et la femme pécheur, puisque tout ce que l’homme et la femme faisaient était péché.
Toutes ces explications, toutes ces mises en garde ne me satisfaisaient pas et je me suis mis en recherche, en pèlerin que je suis. Je dois admettre que je cherche encore même si j’ai des éléments de réponse qui me paraissent plus éclairants. C’est dans François Varillon que j’ai trouvé le premier élément qui me satisfaisait le plus. Il dit que Jésus Christ est venu sauver l’homme de sa finitude. C’est à dire que Jésus Christ est venu dire à l’homme (femme) qu’il est plus que ce que l’on voit de lui. Qu’il dépasse ses limites humaines. Qu’il ne se défini pas par ses bêtises, ses bassesses ou ses erreurs. Avec Jésus Christ il a le privilège d’être au-dessus de cette seule condition. Alors le salut prend un autre sens pour moi.
Nous venons de célébrer la fête de Pâques, cette fête nous rappelle le passage de notre finitude à la plénitude. La résurrection du Seigneur lie le ciel à la terre. Le salut, c’est Dieu qui par Jésus Christ, dit qu’Il nous aime au point de ne pas nous laisser à notre seule condition humaine. Nous qui croyons en Jésus ressuscité, nous ne pouvons plus vivre seulement à dimension horizontale de l’homme.