Réduire la déchirure entre Évangile et culture.
Tiré de la messe – Bienheureux Louis-Zéphirin Moreau (Canada) Ac 17, 15.22 – 18,1
«Citoyen d’Athènes, je constate que vous êtes, en toutes choses, des hommes particulièrement religieux. En effet, en parcourant la ville, et en observant vos monuments sacrés, j’y ai trouvé, en particulier, un autel portant cette inscription : ‘Au dieu inconnu’. Or, ce que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que moi, je viens vous annoncer».
En lisant ce texte je constate que Paul prend comme point de départ la culture religieuse des gens d’Athènes pour transmettre le message chrétien. Nous aurions intérêt à réfléchir sur cette façon de faire pour notre engagement en Église. Pouvons-nous aussi partir de ce que les gens vivent dans leur univers religieux ou spirituel pour les conduire jusqu’au Christ? Pouvons-nous intégrer notre foi chrétienne aux différentes cultures? Ne fait-on pas souvent le contraire en laissant croire que la dimension religieuse n’est pas o.k. et que nous nous sommes o.k., que notre foi est meilleure.
Pour moi cela me ramène à la question de l’inculturation de la foi. Dans son message adressé aux évêques des provinces de l’Atlantique (Canada) en visite Ad Limina le pape dit qu’il faut travailler pour «réduire la déchirure entre Évangile et culture». Je pense que nous devons nous questionner à savoir comment le faire. Au Canada je pense que nous pouvons affirmer que nous vivons une remise en question sur le fonctionnement de notre Église. Les chrétiens d’ici se posent des questions. Pour ma part je me questionne à savoir s’il ne faut pas être Romains pour pouvoir appartenir à l’Église catholique. Il faut faire et penser comme Rome. N’y a-t-il pas une place pour vivre notre foi dans ce que nous sommes?