De nouveaux ministères

Publié le par Albert Dugas

 
Aujourd’hui je dépose l’Évangile au complet. Cela me semble important pour bien comprendre le sens.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,1-5.

Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé ; ses disciples arrachaient et mangeaient des épis, après les avoir froissés dans leurs mains.
Des pharisiens lui dirent : « Pourquoi faites-vous ce qui n'est pas permis le jour du sabbat ? »
Jésus leur répondit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David un jour qu'il eut faim, lui et ses compagnons ?
Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l'offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons, alors que les prêtres seuls ont la permission d'en manger. »
Jésus leur disait encore : « Le Fils de l'homme est maître du sabbat. »
 
Ne pourrions-nous par partir de cet évangile pour poussez notre réflexion un peu plus loin au sujet de notre Église. (Voir Liturgie, foi et culture, volume 40 été 2006) En 2005 Rome émettait une mise au point au sujet de l’onction des malades. En s’appuyant sur Saint Jacques Rome rappelait que seul le prêtre peut donner le sacrement des malades. Cela ne peut pas se faire par le diacre ni par un laïc. J’ai un peu de difficulté à accepter cette attitude qui semble dire que tout est figé à partir de la Bible. Enfin je l’accepte. N’y a-t-il pas lieu d’instaurer de nouveaux ministères pour ne pas priver les mourants d’une présence officielle de l’Église. L’évêque ne pourrait-il pas mandater des laïcs, ou diacres qui auraient reçu une formation, pour accompagner ces personnes qui demandent une présence officielle de l’Église, sans pour autant donner le sacrement, mais par une célébration reconnue. Il n’est pas toujours facile d’avoir la présence du prêtre aujourd’hui. Ce n’est pas par mauvaise volonté mais par la lourde tâche que les prêtres ont à assumer. Je vous citerai deux cas.
Une vieille dame demande de recevoir la visite du prêtre et le sacrement des malades sur son lit de mort. La famille fait une démarche en ce sens mais le prêtre répond qu’il n’a pas le temps de s’y rendre et répond que de toute façon elle l’avait reçu deux mois passés.
Autre cas, celui-ci se passe aux États-Unis. Un grave accident dans la nuit. Un jeune homme mourant, la famille fait appel à un prêtre, ami, et demande qu’il vienne accompagner leur fils à ses derniers moments. Celui-ci répond qu’il a eu une grosse journée et qu’il a besoin de sa nuit pour récupérer.
"Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains de l’offrande, en mangea, et en donna à ses compagnons, alors que les prêtre seuls ont la permission d’en manger."
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J
J'en suis en plein accord avec vous, Rostoucher. <br /> Dans notre diocèse, il n'existe pas de diacres permanents et ce n''est pas pour la raison qu'on a trop de prêtres.<br /> L'onction des malades (autrefois connu comme "l'extrême onction") n'a pas changé au Vatican II.  On a plutôt ajouté à ce sacrement pour les gens qui souffrent non pas seulement physiquement, mais aussi mentalement et spirituellement.  On le permet aussi même avant de subir une chirurgie.<br /> Mais reste le fait, que ce sacrement n'a pas changé pour les personnes mourrantes.  On m'a dit que Jean-Paul II l'a reçu 3 fois avant sa mort.  Serait-ce parce qu'il était pape?<br /> Pour les personnes mourrantes, ce sacrement nous aide nous les vivants et les témoins près du mourrant,  à accepter le départ  de la personne qui est assez souvent  difficile à comprendre.  Ne serait-ce pas aussi un outil pour le guérissement de l'âmes?
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R
Il existe une pratique séculaire qui s'appelle " le viatique"<br /> Communier le mourant au Corps du Christ au cours d'une célébration. pour cela la diacre est le ministre ordinaire et pourquoi pas un laïc.<br /> L'onction des malades n'est pas spécifiqement le sacrement des mourants. Je sais bien que lorsque la famille ou le malade le demande on se trouve souvent coincé.<br /> amicalement
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J
J'aime l'expression anglaise "to break bread".  Je pense que l'équivalent en français c'est "la casse croûte".<br /> Le pain ne serait-il pas là pour partager?<br />  
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J
Où sont donc nos prêtres d'autrefois, Albert?
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