Respecter l'opinion de l'autre

Publié le par Albert Dugas

Nous sommes un petit group qui se réunit de temps à autres. Les discussions ne manquent pas. Nous n'avons pas de thème particulier, cela vient spontanément. Pour que nous puissions échanger sur différents sujet, dont celui de la foi, de la spiritualité, de l'existance de Dieu, du mal, il faut absolument le faire dans un grand respect de l'autre. Il n'est pas nécessaire d'être d'accord avec l'autre pour respectr son opinion, il suffit de ne pas vouloir prouver que l'on a raison. Quand on essaie de prouver que l'on a raison, on entre en afrontement et l'autre devient sur la défensive et on arrive à rien. Exposer tout simplement son point de vue, écouter celui de l'autre mène à un dialogue ui à mon avis est beaucoup productif en non destructeur. Quand on croit qu'on a la vérité et que c'est la seule vérité qui existe on se ferme à l'autre. Nous sommes tous en marche et j'aime cette vision de l'Église qui dit depuis le Concile que l'Église «est le peuple de Dieu en marche» nous ne sommes pas encore arrivés. Mais cette vision de l'Église s'applique aussi dans le domaine laïc.

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Publié dans espace-vie

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M
Cher Albert,<br /> Voici la parole du Pape à laquelle je faisais allusion dans mon premier commentaire.<br /> http://totus-tuus.over-blog.com/article-3906625.html
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D
Merci pour votre commentaire et ce partage. En ce qui concerne «la vérité» je crois que chacun à sa vérité qu'il faut respecter. Mais je connais des gens avec qui il est pratiquement impossible d'échanger parce qu'ils pensent qu'il n'y a que leur vérité qui est bonne et là le dialogue est impossible, car l'autre ne se sent pas respecté. Je prends un exemple bien concrète et vécue; Je discute avec une paesonne d'une autre confessionnalité qui me dit que je n'ai pas la vérité mais qu'elle elle l'a. Quand je lui pose la question «pourquoi toi tu l'a et non moi» ele me répond: «parce que j'ai l'Esprit-saint avec moi» et à la question pourquoi moi je ne l'aurais pas? Réponse :«parce que tu ne crois pas comme moi, et il n'y a qu'une vérité. » Alors inutile d'échanger. voilà le sens de ma remaque.<br /> Bonne fin de semaine!
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M
Merci Albert pour cette très belle réflexion. Je pense aussi qu'il n'est pas nécessaire d'être d'accord avec l'autre pour l'aimer tel qu'il est, dans son cheminement personnel quel qu'il soit. Je serai même tenté de dire qu'en un sens, il est nécessaire de ne pas être d'accord avec l'autre pour le rencontrer véritablement en tant qu' "autre". Si je n'aime en effet que ceux qui me ressemblent et qui pensent comme moi, n'est-ce pas moi finalement que j'aime et recherche en l'autre? L'accueil de la différence en ce qu'elle a de plus irréductible me paraît donc un chemin nécessaire pour apprendre aimer... quelqu'un d'autre que moi!<br /> En revanche, je nuancerai ton propos selon lequel "quand on croit qu'on a la vérité et que c'est la seule vérité qui existe, on se ferme à l'autre". Je crois en effet que le respect ne doit pas être à sens unique, et pour qu'il puisse y avoir un authentique dialogue entre personnes de sensibilités différentes, encore faut-il aussi que "mon" opinion, "ma foi" en ce que je crois être la vérité, soit accueillie par l'autre. Cela n'implique donc aucun reniement, ni aucun relativisme par rapport à ma propre pensée et ma propre foi (je publierai dans quelques jours sur mon Blog une parole du Pape Benoît XVI à ce sujet). Car, comme le rappelait ici-même le Père Convens, de vérité il n'y en a qu'une.<br /> Cela dit, comme disait St Thomas d'Aquin : "Tout homme qui dit la vérité est inspiré de l'Esprit Saint". Cela est donc vrai aussi d'un athée, d'un musulman, d'un bouddhiste,... et nous avons dès lors tous à apprendre les uns des autres. Comme le dit encore le Concile Vatican II : "L'Eglise ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les autres religions". La vérité nous conduit donc elle-même à l'écoute, à l'accueil, et à la rencontre. Et comment pourrait-il en être autrement, puisque Dieu est amour...
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