Compassion suite à un drame
Jeudi, le 14 septembre, nous sommes tous ébranlés par le drame qui se vit à Montréal. Une fusillade dans une école, deux morts dont l'attaquant qui s'est suicidé, quatre blessés graves et une vingtaine d'autres blessés. Voici ce que me communique ma fille qui vit là.
«Nous, ici, nous sommes un peu ébranlés par tout ce qui c'est passé hier. Je ne peux pas vraiment y croire. Le pire la-dedans, c'est que le jeune homme qui a fait cela fait pitié. Dans le sens, je crois que son acte était un acte de déspespoir et de tristesse profonde, caché par la haine.
Prions pour la paix et la tolérance.»
Ce qui me frappe, c'est que j'ai fait les mêmes remarques quand j'ai appris l'événement. Cette remarque ne nie pas l'attrocité de ce geste inncaeptable, mais elle nous fait prendre conscience de la réalité de ce jeune et sa souffrance intérieure.
Quand j'étais en direction d'école, je disais souvent au personnel que les élèves qui pertubent les classes, ce qui n'est pas acceptable, ne sont pas méchants ou mauvais, ce sont des enfants profondément blessés qui crient au secours, il faut chercher à les rejoindre dans ce qu'ils vivent de souffrances pour les aider. Les condamner, les bousculer ne donne rien d'autre que les enfoncer dans leurs souffrances.
P.S. Ma fille arrive du Japon où elle a vécu penant 7 ans. Un pays qui ne connaît pratiquement pas de violance. Elle me dit qu'elle se sentait plus en sécurité dans les grandes villes du Japon que dans nos villes canadiennes.