Premier devoir du chrétien
Lire Mt 25, 31-40
«Venez les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuisla création du monde; j'avais faim et vous m'avez donné à manger; j'avais soif et vous m'avez donné à boire; j'étais un étranger et vous m'avez accuilli; j'étais nu et vous m'avez habillé; j'étais malade et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi.» Alors les justes lui répondront: «Seigneur, quand est-ce que nous l'avons fait...?» Et le Roi leur répondra: «Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.»
Cette belle page de l'Évangile nous trace le chemin du chrétien. Aucune dévotion, aucune prière, même la messe ne vaut rien si cela ne mène pas vers les autres, vers nos frères et soeurs. Cela ne veut pas dire que ce soit facile, surtout dans les jours d'aujourd'hui où nous avons tout ce dont nous avons besoin. Parce que ceux qui nous entourent ont ce dont ils ont besoin matériellement, nous pouvons oublier cette dimension de présence à l'autre. Nous povons même oublier qu'il y a des personnes autour de nous qui ont faim, qui ont soif, qui sont étrangers même s'ils ont tout en apparence. Ils ont faim et soif, non pas de nourriture matériel mais de présence, ils sont étrangers, non pas parce qu'ils sont d'ailleurs, mais parce que personne ne les voit. Ils sont traités comme s'ils n'existaient pas.
Nous qui sommes des réguliers de l'Église, sommes-nous d'abord présents aux autres ou enfermés dans notre confort religieux qui nous donne bonne conscience? Si c'est le cas, le Royaume n'est pas pour nous.