Le drame spirituel des aînés

Publié le par Albert Dugas

 
Nul n’est besoin de grands discours pour démontrer que l’espérance de vie est de plus en plus longue. Donc, nous constatons que la population des aînés augmente. Il n’est pas rare dans nos régions de trouver des personnes âgées de 95 , 100 ans ou plus, ces personnes ont vécu bien des changements. Cependant même chez la population plus jeune, les changements se font sentir. Les personnes de notre âge se rendent bien compte que la société a bien changée ainsi que la situation religieuse. L’Église établie avec une morale bien défini, une pratique religieuse rigoureuse, ne se voit plus.
 
Les aînés se retrouvent aujourd’hui dans une société très différente et une Église qui n’a plus l’envergure qu’elle avait autrefois. Cette situation crée chez plusieurs personnes âgées une remise en question de leur foi. Il est facile de constater que plusieurs n’arrivent plus à se retrouver.
 
Quand on vieilli, il est normal que l’on aille à l’essentiel et cela, non seulement au niveau de la foi, mais le drame est que pour certaines personnes elles n’arrivent plus à retrouver ce qui est l’essentiel. Pour certaines personnes cela les conduit à un rejet total de ce qu’elles croyaient et elles ne trouvent rien pour remplacer ce qui est rejeté, ce qui crée un grand vide dans leur vie et aussi une grande détresse.
Pour certaines personnes, elles ont l’impression d’avoir été trompées pas l’Église et par les prêtres. Elles perçoivent que le clergé a commis des abus de pouvoir et des abus physiques, que l’Église s’était emparé de leur conscience en les obligeant à la pratique religieuse sous peine de subir les châtiments de l’enfer. De ce sentiment naît un mouvement de colère intérieur qui souvent s’expriment par l’abandon total des croyances passées et de la pratique religieuse, qui peut aller jusqu’à un rejet complet de l’existence de Dieu. Le côté positif de la foi qui fait vivre n’arrive pas à faire surface. Tout cela, alimenté pas une méconnaissance de leur foi en Jésus Christ, conduit à un certain désespoir. C’est pénible de constater que certaines personnes en sont là à fin de leur vie.
 
Pourtant le message de Jésus Christ offre encore aujourd’hui une source d’espérance, et cela surtout à l’automne de la vie. Il y a lieu d’avoir une pastorale adaptée aux aînés. Une pastorale capable de répondre à leurs besoins et qui arrive à leur donner encore un souffle de vie.
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Publié dans espace-vie

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R
Ce que vous écrivez des personnes âgées est vrai aussi pour d'autres. Cela pose le problème d'une pratique religieuse qui passe surtout par la tête. Il faut essayer de comprendre, d'apprendre des notions théologiques, bibliques... Mais si cela ne nourrit pas la vie? Et si nous ne découvrons jamais de façon expérimentale l'amour infini que Dieu nous porte?<br /> Et si cela ne  passait pas surtout par la connaissance intelectuelle des dogmes appris  etc
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A
Je suis d'accord, la foi n'est pas d'abord connaissance, mais expéreience et rencontre de Jésus le Christ. Mais parfois pour le renconter un peu de connaissance ne fait pas tord afin de faire un discernement. La foi passe d'abord par le coeur. Il est difficile de connaître quelqu'un si personne ne nous en parle ou si je ne le rencontre pas. Ce que j'ai voulu exprimer c'est que, pour beaucoup, la foi se résume à du «faire», faire ceci ou cela. Le faire est une expression de la foi non la foi.<br />  <br /> Merci de votre commentaire.