Qui donnera le premier coup de fouet?
Vendredi soir, aux Grands reportages, j’ai regardé une émission sur les Inuits, autochtones du Grand Nord canadien. Ce reportage porte à réflexion. Ces peuples vivaient ici bien avant l’arrivée des blancs, ils avaient leurs coutumes, leur spiritualité, leurs lois. À l’arrivée des blancs toutes ces choses se sont modifiées. Un passage de ce reportage qui m’a interpellé est celui de l’arrivée du missionnaire. Pendant plusieurs années, je quinzaine, si ma mémoire est bonne, il n’y eut aucune conversion, il devait constater son échec. Mais sa persévérance a fini par produire quelque chose. Jusque là tout va bien.
Un jour, un homme de la tribu a commis un crime. Il fallait le juger et selon la loi des blancs le punir. C’est le missionnaire qui a décidé de la punition, la flagellation. Une fois attaché, nu, au poteau, celui qui a donné le premier coup de fouet était le missionnaire. Le dimanche suivant, il n’y avait personne dans la petite chapelle sauf lui. Son action était un contre témoignage. Celui qui annonçait l’amour s’était prêté à la violence.
Ne sommes-nous pas souvent un peu comme ce missionnaire. Nous prêchons l’amour et nous flagellons ceux qui n’agissent pas comme nous. Que ce soit comme chrétiens ou comme institution d’Église, ne devons-nous pas nous questionner. Actuellement il y a des mouvements chrétiens qui flagellent celles qui se font avorter, les homosexuels et tous ceux qui ne partagent pas notre morale. Tout cela se fait la Bible dans une main et le poing de l’autre main en l’air. Pour ceux et celles qui se sentent flagellés par nous je vous invite à méditer les paroles de ce très beau chant de G.Lefebvre, N’ai pas peur.
N’aie pas peur; laisse-toi regarder parle Christ;
laisse-toi regarder, car il t’aime.
- Il a posé sur moi son regard, un regard plein de tendresse.
Il a posé sur moi son regard, un regard long de promesse.
3. Il a posé sur moi son regard et ses yeux en disaient long.
Il a posé sur moi son regard : c’était celui du pardon.
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