Notre curé ne sait plus où donner de la tête.

Publié le par Albert Dugas

 
Lettre de Paul à Tite (1,1-9)
Paul s’adresse à Tite qu’il a laissé à Crête pour organiser la communauté.
"Si je t’ai laissé à Crête, c’est pour que tu finisses de tout organiser et que, dans chaque ville, tu institues des Anciens comme je te l’a commandé." Le reste du texte décrit les qualités que doit avoir les Anciens. Son rôle est d’être responsable d’une communauté d’Église.
Il y a quelques jours de cela, j’étais au presbytère pour un travail avec mon curé. La secrétaire vint lui demander quoi faire pour les funérailles, elle n’arrivait pas à trouver un prêtre pare qu’il y avait trois funérailles en même temps. Notre curé est responsable de 4 paroisses.
Aujourd’hui, je lisais dans l’encyclopédie, 2000 ans de Christianisme et voilà que je tombe sur un article du cardinal Michel Pellegrino cet article date de l’an 2000. Voici ce qu’il dit à propos du manque de prêtre  et de l’ordination des hommes mariés : "Certaines Églises locales n’ont presque plus de prêtres. Leurs évêques ont certainement le devoir de faire connaître clairement leur situation au pape et à son entourage. Exposer des situations et des solutions… En parlant du synode de 1971 où cette question avait déjà été évoquée, on n’a pas suffisamment tenu compte des suggestions faites, avec une extrême prudence, par le pape Paul VI dans une lettre au cardinal Villot. Il lui écrivait que là où il y a vraiment un manque de prêtres, il faudrait envisager la possibilité de confier le sacerdoce à des hommes mariés."
Il me semble que depuis ce temps d’ouverture on a fait une bonne marche en arrière puisque Jean-Paul II avait même interdit le débat à ce sujet
.
Peut-on priver nos communautés des services du prêtre à cause d’une loi? Il faudrait peut-être relire le récit des premières communautés chrétiennes pour voir comment elles s’adaptaient aux situations nouvelles.
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Publié dans espace-vie

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P
D'une part on n'a pas fini de voir les prêtres se faire de plus en plus rares. D'autre part ce phénomène ne se vérifie pas partout, loin de là, mais seulement dans les sociétés déchristianisées. Ailleurs, les vocations fleurissent. Lisez les statistiques à l'échelle de toute l'Église. Dieu appelle toujours autant, ce sont les hommes qui font la sourde oreille. Pour ce problème-là, l'ordination de prêtres mariés ne serait qu'un emplâtre... et on serait bientôt confronté aux problèmes de prêtres mariés divorcés remariés. Non, même dans les pays déchristianisés, mais où il y a des noyaux fervents, les vocations fleurissent tout autant. Voyez Medjugorje. Le Cardinal Schönborn de Vienne disait que si on enlevait de son séminaire les vocations issues de Medjugorje, il n'aurait plus qu'à fermer son séminaire.Redéfinir le rôle du prêtre: je suis d'accord. On pourrait déléguer beaucoup plus. Mais des laïcs pour "remplacer" les prêtres, ce serait une autre dérive.
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A
Bonjour, dans ma réponse, je mentionne que je ne crois pas que le mariage des prêtres soit la solution, pas plus que l'ordination des femmes.  Cependant, ce ne sont pas pour les mêmes raisons que vous.<br />  «...l'ordination de prêtres mariés ne serait qu'un emplâtre... et on serait bientôt confronté aux problèmes de prêtres mariés divorcés remariés. » Nous aurions effectivement à faire face à ce genre de problème, mais acutellement nous avons à faire face à d'autres problèmes avec les prêtres célibataires. Je n'ai pas besoin de préciser<br /> Je suis d'accord que dans les sociétés où il y a l'abondance matériel et beaucoup de pauvreté spirituelle, il est difficile de voir naître des vocations sacerdotales. Est-ce seulement à cause de cela ou n'est-ce pas aussi parce que comme chrétiens et comme Église, nous n'arrivons pas à présenter Jésus Christ comme source d'espérance dans un  monde brisé? On peut argumenter que les hommes (femmes) n'entendent pas, possiblement, mais si nous annonçons l'Évangile et que personne ne comprend, il faut peut-être trouver une autre façon de présenter l'Évangile. <br /> Je suis chargé d'une coutre émisson religieuse de 15 minutes à la radio chaque dimanche. Dans une de ces émissions, je posais la question à des gens à partir de l'Évangile où Jésus demande «et vous qui dites-vous que je suis?» je posais la question : «monsieur ou madame pour vous qui est Jésus Christ ?» Pas un catholique ne m'a dit qui était Jésus Christ, il m'ont parlé du pape, des Saints, des dévotions, mais pas de Jésus Christ. Ce sont les quelques protestants que j'ai intérogés qui mon dit qui était Jésus Christ. <br /> .<br /> Dans l'Église de Rome, il existe déjà des prêtres mariés, ceux du rite oriental. En plus, plusieurs prêtres d'autes Églises qui se sont convertis au catholicisme sont demeurés mariés. <br /> Pour moi le problème n'est prêtres mariés ou célibataire, mais comment faire vivre nos communautés chrétiennes et continuer à évangéliser? Si ce que nous faisons actuellement ne fonctionne pas il faut être autrement.<br /> Quant à Medjugorje, on peut se questionner puisque en juillet l'évêque du  lieu demandait de cesser toutes activités et demandait que certaines communautés religieuses de prêtres, qui en faisaient la promotion, de bien vouloir obéir à l'Église.<br /> Merci beaucoup de votre intervention au plaisir de vous relire.
N
Bonjour,<br /> Merci pour votre commentaire. Je suis tout à fait d'accord avec vous. <br /> Un des prêtres de ma paroisse m'a dit également qu'il fallait modifier le cahier des charges des prêtres. Lui pense qu'il nous faut réfléchir à comment vivre en Eglise autrement... sans prêtres. Il m'a dit à plusieurs reprises, même que la première fois j'ai été choquée : "on a tellement prié pour les vocations et elles ne sont pas venues... Cela signifie que Dieu n'en veut plus : Il veut autre chose". Il sent qu'un changement, latent aujourd'hui mais radical demain, va venir bousculer l'Eglise. <br /> Je trouve qu'il va trop loin : si les vocations ne sont pas venues, c'est parce que la société actuelle n'est pas un terreau favorable à ce type de vocations. Il me semble que c'est trop facile de dire "C'est parce que Dieu n'en veut plus". Ne serait-ce pas plutôt à la société et à l'Eglise de se remettre en question, plutôt que d'invoquer la volonté divine ? Mais ce n'est que mon humble avis... et certainement que les prêtres sont plus au courant et plus à même de sentir certaines choses que moi...
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N
Avoir des prêtres mariés ne me dérangerait pas, même si je pense que j'irai plus facilement vers un prêtre seul (ou qui se présente comme tel) plutôt que vers un prêtre marié... mais ce n'est qu'une préférence personnelle : sur le principe, je suis pour le mariage des prêtres. <br /> Par contre, ce qui me dérangerait beaucoup, ce serait d'autoriser le mariage des prêtres pour résoudre un autre problème et non parce qu'on est convaincu que c'est une bonne chose ou que rien ne l'interdit théologiquement. Le mariage des prêtres, comme solution à un problème existant, apparaît alors comme une roue de secours, comme une concession.<br /> Je suis pour le mariage des prêtres en soi, pas pour le mariage des prêtres comme béquille. Je préfère voir le célibat et le manque de prêtre comme deux problèmes différents. Pour palier le manque de prêtres, pourquoi ne pas déléguer plus aux laïcs ?
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A
Bonjour, <br /> personnellement je ne crois pas que le mariage des prêtres règlerait  tous les problèmes, pas plus que l'ordination des femmes. Cela pourrait néanmoins permettre à certaines communautés d'avoir un prêtre en charge de leur communauté sans tuer ceux qui sont à la tâche. Actuellement, les jeunes qui voient la tâche qui incombe au prêtre ne les attire pas particulièrement, même s'ils ont le désir du don  d'eux-mêmes. Dans bien des régions l'avenir ne s'annonce pas pour le mieux, car la moyenne d'âge de notre clergé est élevée, comme ailleurs, et il n'y a pratiquement pas de relève.<br />  Mon article ne soulève pas seulement la question du mariage des prêtres, mais comment créer de nouvelles formes de  ministères pour continuer la vie des communuatés. Il faudrait peut-être redéfinir le rôle du prêtre à l'intérieur de la communauté, faire place à de nouvelles formes de ministères. Nous devons trouver une manière de faire Église autrement.<br /> Il ne faut pas seulement éteindre les feux, il faut prévoir et devancer les événements,  il faut être des visionnaires et se mettre à l'écoute de l'Esprit qui nous parle à travers les événements actuels.<br /> Merci d'avoir exprimé votre opinion.