Esclavage ancien et moderne
Aujourd’hui journée internationale pour l’abolition de l’esclavage. Cela fait bizarre de parler de l’abolition de l’esclavage en plein XXIe siècle. Comment ne sommes-nous encore là ? Et pourtant, c’est une réalité.
Lors de son passage en Afrique, notre gouverneur général son Excellence Michaëlle Jean à pleuré à genoux au pied de la clôture de l’enclos où étaient enfermé les Africains avant d’être envoyés, fer aux pieds, en Amérique. Moment impressionnant. Je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’esclaves enchaînés encore aujourd’hui, mais même s’ils ne portent pas de chaînes de métal il y a encore des esclaves. Au nom du profit, du gain ou du plaisir de certains des employeurs et des exploiteurs font travailler de gens dans des conditions inhumaines à des salaires de crève-faim. Cela se trouve dans des pays dits civilisés et riches comme le Canada et les Etats-Unis. Des multinationales comme Wall-Mart, exploitent les émigrants, profitant de leur situation de démunis. Ces compagnies les font travailler dans des conditions misérables avec des salaires en-dessous du salaire dit minimum.
Il y a l’exploitation des femmes et des enfants pour le commerce du sexe. Le travail des enfants qui dans certains pays les traitent comme de véritables esclaves.
Pendant plus de 15 siècles, l’Église est demeurée à peu près muette face à l’esclavage. Lors de la découverte des Amériques elle reconnaissait les Indiens comme des êtres humains ayant une âme, mais elle ne semble pas reconnaître le Africains à ce même titre.
Lors de son passage Gorée, le pape Jean-Paul II, disait, en parlant de l’esclavage subit par le Africains : " Il convient que soit confessé en toute vérité et humilité ce péché des hommes contre les hommes, ce péché des hommes contre Dieu."
Il ne suffit pas d’en parler il faut dénoncer les situations d’esclavage, éveiller les gouvernements, les peuples pour que cela cesse. Les Églises doivent s’unir pour dénoncer au nom de la dignité de l’homme et de Jésus christ ce péché que porte encore l’humanité. Dans mon entourage j’ai le devoir de dénoncer les abus commis par les entrepreneurs sans scrupule qui exploitent mes frères et sœurs.
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