Notre Église est-elle branchée sur la réalité de l'homme d'aujourd'hui?
Lire Is (48, 17-19)
Je suis le seigneur ton Dieu. Je te prends la main droite, et je te dis : «Ne crains pas, je viens à ton secours.»
Nous remarquons que chaque fois que dans les écritures on parle de la relation de Dieu avec l’homme ce discours est relié aux petits, aux opprimés et le discours parle toujours de la vie, toujours en lien avec ce que vivent les gens. La personne est au centre de ce discours. Ce ne sont pas des grandes théories, mais du vécu. «Les petits et les pauvres cherchent de l’eau, et il n’y en a pas…je ferai jaillir des fleuves.» C’est une façon concrète de dire que le vécu de l'homme est important pour Dieu.
Notre Église est de plus en plus contestée, du moins dans nos milieux, il faudrait se questionner à savoir si elle n’est pas trop théorique, doctrinale et pas assez près du vécu des gens. Hier, dans le journal francophone l’Acadie Nouvelle, une chronique intitulée L’Église catholique, la déconnectée fait justement mention de cet état de fait dans nos milieux. Comme croyants appartenant à cette Église, nous avons le devoir de tenir compte de ces avis au lieu de les rejeter du revers de la main.
Devant Dieu, nous sommes tous faibles et petits, même l’Église.
N'oublions pas qu'en ce temps de l'Avent: «Réjouissons-nous! Dieu préprare un nouveau monde.» Ce monde sera celui que nous voudrons à condition d'y investir de nous-mêmes.
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