Une "gagne" de ressuscités

Publié le par Albert Dugas

 
Avec le développement des sciences humaines on a découvert toute la puissance évocatrice et même guérisseuse du symbole. En faisant l’étude des religions quelles qu’elles soient et même les plus anciennes, on constate qu’elles faisaient toutes usage des symboles. Il ne faut donc pas s’étonner qu’à l’intérieur de nos célébrations on en fasse usage.
 
Hier soir, lors de la célébration du pardon, les symboles de la lumière, la gestuelle, étaient très évocatrices. Dans l’église à peine éclairée, une foule agenouillée se recueillait en silence, on aurait dit qu’il n’y avait personne, chacun était dans son intérieur. Le chœur était illuminé par le cierge pascal que se trouvait au centre. Après de brèves lectures accompagnées de chants, vint le rite pénitentiel comme tel. À la fin du rite, le curé alluma un cierge à la flamme du cierge pascal et ensuite chacun de nous en fit autant de sorte que toute l’église était illuminée. Au même moment, on alluma toutes les lumières de l’église et la foule s’est levée debout. Nous étions devenus des hommes et des femmes debout.
 
Mon épouse m’a dit : "Ça me rappelle Pâques, la résurrection." Elle avait raison, nous étions tous des ressuscités à cause de la miséricorde de notre Dieu.
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Publié dans espace-vie

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M
Cher Albert,<br /> Je comprends votre point de vue. Pour ma part, je vis ce sacrement régulièrement (et depuis plusieurs années) dans le cadre d'un accompagnement spirituel, qui est précisément le lieu d'un échange en profondeur sur ma vie intérieure. Peut-être seriez-vous plus à l'aise dans un tel contexte.<br /> Quant à votre réflexion sur la liberté : je dirais que j'ai fait pour ma part le choix d'obéir à l'Eglise, que je sais dans la foi habitée par la présence du Seigneur. C'est un choix, librement consenti. Cette obéissance se veut une obéissance filiale, et non pas une obéissance servile d'esclave. Comme dit le Seigneur dans son Saint Evangile, c'est le péché qui rend esclave, non pas l'Eglise qui m'enseigne au contraire le chemin difficile de la liberté face aux multiples séductions de ce monde, et aux tendances naturelles de mon être pécheur.<br /> N'oublions pas que c'est par sa désobéissance qu'Adam a entraîné le monde dans sa Chute, et que c'est par son obéissance filiale à la volonté du Père que Jésus nous a racheté de l'oppression du mal et du péché.<br /> Tout acte d'obéissance de notre part (qu'il soit à Dieu ou à toute personne ayant autorité sur nous) est donc en quelque sorte participation à la Passion rédemptrice du Christ, et contribue au salut du monde, en particulier de ceux qui nous sont chers et que le Seigneur nous confie.<br /> Je vous souhaite un très joyeux Noël, cher Albert, ainsi qu'à tous vos lecteurs!
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M
Sur la confession individuelle :<br /> http://qe.catholique.org/324-confession/
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A
Bonjour,<br /> merci pour cette référance. Je  connais très bien la position de l'Église sur le sujet. J'ai également suivi une journée d'étude avec un théologien, pas seulement un prêtre qui a un doctorat, mais un prêtre qui exerce une profession de théologien. Celui-ci nous a expliqué que le sacement individuel se vivait quelques fois dans une vie soit au moment de grandes conversitons. Si ma conscience était troublée parce que j'aurais commis une faute que je considèrerais grave, alors je crois qu'il y aurait lieu de voir un prêtre.<br /> Nos évêques canadiens ont présenté une requête à Rome lorsque Jean-Paul II à voulu imposé la confession individuelle,  j'ai bien dit  imposé, mais celui-ci n'a pas accepté leurs recommandations. Cette recommandation présentait la position du motu proprio de Paul VI à ce que je sache. <br /> Lors d'une célébration communautaire du pardon sans absolution générale, notre curé à dit que nous n'avions qu'à avouer une faute et que cela ne prendrait que quelques secondes. Peu après, je lui disais que je n'adhérais pas à ce genre de chose et voici pourquoi. Cela m'apparaît  trop comme si j'allais chercher mon «plachet» ou encore comme si j'allais faire valider ma facture comme quoi j'avais payé mes dettes. Je crois que le sacrement de pénitence est plus que cela. Si je décide d'y avoir recours, je prendrai le temps d'échanger sur ma vie spirituelle avec le prêtre que je rencontrerai. Je ne veux pas d'une simple formalité.<br /> Enfin, je crois que j'ai une certaine liberté de vivre ma foi même face à l'Église, sinon cela veut dire que je suis sous la loi et donc un esclave. <br /> Voilà mon point de vue sur le sujet. Et encore merci pour la référence.<br /> Joyeuses Fêtes!
N
On m'a expliqué la veille que le début de la célébration serait communautaire. Après un certain temps collectif de prière, de recueillement, de méditation, ceux qui ne souhaitaient pas parler individuellement à un prêtre pouvaient quitter l'église. Ceux qui souhaitaient se confesser restaient. Je ne voulais pas raconter ma vie à un prêtre et je trouvais que c'était l'insulter que de quitter l'église plutôt que d'aller vers lui. J'ai préféré ne pas y aller du tout plutôt que de quitter au milieu.<br /> Joyeuse fête de la Nativité à vous, à toute votre famille et à tous vos lecteurs <br />  
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N
Bonjour,<br /> Dans ma paroisse, la réconciliation était célébrée lundi soir. Je n'y suis pas allée car je ne comprends pas pourquoi se confesser à un prêtre : je me confesse directement à Dieu, parfois à des proches... mais je ne vois pas l'intérêt de raconter ma vie à un prêtre... surtout qu'il est déjà surchargé... Si tous les paroissiens devaient commencer à lui déballer leur vie, le pauvre...
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A
Bonjour,<br /> la célébration dont je vous parle était une célébration communautaire du pardon et non individuelle. Je ne suis pas un partisant des célébrations individuelles même si Rome veut l'imposer. Je respecte cependant les personnes qui veulent avoir recours à cette forme du sacrement. Je vous offre mes meilleurs voeux à l'occasion de la saison des Fêtes!