Une "gagne" de ressuscités
Avec le développement des sciences humaines on a découvert toute la puissance évocatrice et même guérisseuse du symbole. En faisant l’étude des religions quelles qu’elles soient et même les plus anciennes, on constate qu’elles faisaient toutes usage des symboles. Il ne faut donc pas s’étonner qu’à l’intérieur de nos célébrations on en fasse usage.
Hier soir, lors de la célébration du pardon, les symboles de la lumière, la gestuelle, étaient très évocatrices. Dans l’église à peine éclairée, une foule agenouillée se recueillait en silence, on aurait dit qu’il n’y avait personne, chacun était dans son intérieur. Le chœur était illuminé par le cierge pascal que se trouvait au centre. Après de brèves lectures accompagnées de chants, vint le rite pénitentiel comme tel. À la fin du rite, le curé alluma un cierge à la flamme du cierge pascal et ensuite chacun de nous en fit autant de sorte que toute l’église était illuminée. Au même moment, on alluma toutes les lumières de l’église et la foule s’est levée debout. Nous étions devenus des hommes et des femmes debout.
Mon épouse m’a dit : "Ça me rappelle Pâques, la résurrection." Elle avait raison, nous étions tous des ressuscités à cause de la miséricorde de notre Dieu.
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