Doù vient la véritable autorité?
Mc (1,21-28)
Jésus enseignait dans la synagogue, cela n’a rien de bien spécial, les scribes en faisaient autant. Ce qui est spécial se trouve dans ce passage : «…on était frappé pas son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non comme les scribes.»
Pourtant Jésus n’avait aucune autorité ou rôle particulier. Il n’était pas scribe, il n’avait aucune fonction spéciale dans la religion juive. «Il enseignait en homme qui a autorité» parce que son enseignement était authentique. On dirait aujourd’hui : «Il pratiquait ce qu’il prêchait.» Quand il y a contradiction entre ce que je dis et ce que je fais, je n’inspire pas confiance, je ne deviens pas crédible. Ce passage de l’Évangile devrait susciter un questionnement, d’abord comme chrétien, est que ma vie correspond à ma foi? Si non, je suis un contre témoignage. Je crois que tout l’Église doit se questionner. On dit que l’Église ne fait plus autorité aujourd’hui, est-ce que cela veut dire que son discours ne correspond pas à la mission que Jésus lui a confiée?
Quand un évêque comme Mgr Kurt Koch de Suisse dit : «La société peut tout à fait bien vivre sans l’Église? Le manque de prêtres, mais également un manque toujours plus grand de fidèles? Que la pastorale ne soit pas réglée partout de la même manière? Ne se questionne-t-il pas sur la façon de faire Église? À mon avis le verset 28 peut nous apporter un élément de réponse. : « Qu’est-ce que cela? C’est du nouveau, cette façon d’enseigner avec autorité…» Pourtant Jésus ne contredisait pas l’enseignement de la religion juive, il la transmettait dans un langage et un contexte nouveau.
On entend souvent dire que la Parole de Dieu et le discours de l’Église sont dépassés, d’un autre temps, en réalité elle est très actuelle si on peut la transmettre dans un langage nouveau et dans une façon de faire nouvelle.
La véritable autorité ne vient pas de la loi ou de la fonction que l’on occupe, mais de la façon d’être.
Publicité