Histoire de pêche
J’habite au bord de la mer, dans une région de pêcheurs. Les pêcheurs savent bien que le poisson se déplace et qu’il faut lui aussi qu’il suivent ses déplacements. Il connaît bien ce que veut dire avancer au large. Cela veut dire courir plus de risque, l’eau est plus profonde, les vents plus violents et autres. Il doit don faire confiance. L’évangile d’aujourd’hui nous raconte une histoire de pêche mais l’évangéliste s’en sert pour nous enseigner. Pourquoi ne pourrions-nous pas nous en servir pour nous-mêmes et pour notre Église?
Aujourd’hui les catholiques se font de plus en plus rare, du moins dans notre pays. Se pourrait-il que notre Église devrait aller plus au large pour annoncer la bonne nouvelle? Aller au large d’abord en faisant confiance à ce qui vient et aussi en risquant de sortir des sentiers battus pour explorer d’autres avenues tout en étant conscient qu’elle risque de rencontrer des vents violents, mais aussi que le Christ l’accompagne et qu’elle ne coulera pas.
Elle n’a rien à perdre puisqu’aujourd’hui elle semble couler, le statut quo crée l’inaction et le mot lui-même dit qu’il n’y a rien qui se produit du moins extérieurement.
Jésus nous dit " Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson." Notre Église, la hiérarchie, a-t-elle assez confiance en Jésus Christ pour l’écouter ou ne compte-t-elle pas trop sur ses propres moyens, ses structures et sur sa tradition?
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