Un temps dintériorisation
Mercredi des Cendres, début d’un pèlerinage à l’intérieure de soi, le Carême. À lire l’évangile d’aujourd’hui (Mt 6,1-6.16-18) on croirait qu’il ne faut absolument pas manifester notre foi à l’extérieur. «Évitez d’agir devant les hommes…Quand tu fais l’aumône que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite…» Quand tu jeûnes…quand tu pries, que tout demeure secret. Mais je crois qu’il faut donner un autre sens à ces paroles. Il faut faire le lien avec ce passage : «Déchirez vos cœurs et non vos vêtements.» Le cœur, c’est ce qu’il y a de plus intime, le vêtement c’est ce qui est à l’extérieur. Je crois que ce texte nous invite à aller à l'intérieur de soi. Ce qui compte c'est ce qui est en soi et non ce qui paraît en dehors de soi.
Donc, avec cette entrée en Carême, déchirons nos cœurs. Avec Jésus au désert, entrons en ce qu’il y a de plus intime en nous pour rencontrer le Christ, pour changer ce qui doit être changé, la conversion, pour améliorer ce qui est déjà bien. Entreprenons ce Carême comme un pèlerinage intérieur. Au bout du chemin nous rejoindrons Pâques, le Christ ressuscité qui nous conduit vers notre propre Pâques. Je nous souhaite une bonne montée vers Pâques.
Je vous invite à donner vos commentaires sur les lectures du jour. Peu importe ce que je dis dans ma réflexion. J’aimerais entendre ce qui vous touche dans les lectures du jour, ce peut être un mot, une phrase. Merci!
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