Ne pas éteindre les charismes
Dans mes réflexions, je parle souvent d’être à l’écoute de l’Esprit qui est en nous. De même, je mentionne qu’il ne faut pas être sous la loi, sans nécessairement la rejeter il faut faire un discernement devant la loi si on ne veut pas se faire aliéner. Il m’apparaît que l’Église est encore très résistante au renouveau. Il ne faut pas faire du nouveau juste pour le plaisir de faire autrement, mais il faut le faire si cela répond au monde d’aujourd’hui et si c’est conforme à ce que Jésus voudrait s’il vivait dans notre temps. On a parfois l’impression que l’Esprit n’agit plus dans notre Église, comme s’il n’y a place que pour les choses anciennes et que ce ne sont ces seules façons de faire qui ont une valeur. J’écoutais une entrevue qui a été réalisée avec le théologien Hans Kung qui disait qu’à Rome, il existe encore des personnes qui ont conservé la mentalité du Moyen Âge. Cela me semble inconcevable mais expliquerait en partie le statut quo qui semble exister. Je crois qu'il n'y a pas beaucoup de place pour que les personnes puissent exercer leurs charismes quand il s'agit de choses nouvelles.
Mais voilà que je trouve un court texte où Benoît XVI semble apporter un peu d’ouverture. Je cite :
Ne pas éteindre les charismes.
Benoît XVI citait sa récente exhortation au clergé de Rome, à « ne pas éteindre les charismes ».
« Si le Seigneur nous donne de nouveaux dons, disait le pape, nous devons en être reconnaissants, même si parfois ils sont inconfortables. En même temps, puisque l’Église est une, si les mouvements sont réellement des dons de l’Esprit Saint, ils doivent naturellement s’insérer dans la Communauté ecclésiale et la servir de sorte que, dans le dialogue patient avec les pasteurs, ils puissent constituer des éléments édifiants pour l’Église d’aujourd’hui et de demain ».
« Si le Seigneur nous donne de nouveaux dons, disait le pape, nous devons en être reconnaissants, même si parfois ils sont inconfortables. En même temps, puisque l’Église est une, si les mouvements sont réellement des dons de l’Esprit Saint, ils doivent naturellement s’insérer dans la Communauté ecclésiale et la servir de sorte que, dans le dialogue patient avec les pasteurs, ils puissent constituer des éléments édifiants pour l’Église d’aujourd’hui et de demain ».
Les parties en bleu sont celles qui m’interpellent. J’y vois une ouverture, même si parfois c’est dérangeant à partir du dialogue il est possible de faire quelque chose à l’intérieur de l’Église.
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