Que faire avec nos peines, nos déceptions?

Publié le par Albert Dugas

 
Lire : Lc 24, 13-35
 
Le récit des disciples d’Emmaüs me questionne et m’interpelle. Les disciples s’en retournent chez eux, déçus, tristes, un peu désillusionnés. Vous remarquerez qu’ils espéraient que Jésus, cet homme aux prodiges, libèrerait Israël. Ce qui était légitime en soi, mais qui n’avait aucun lien avec leur foi. Tous leurs espoirs semblent réduits à néant.
 
 Je trouve que cela nous ressemble beaucoup. Combine de fois n’avons-nous pas été dans la tristesse, combien de fois avons-nous connu la déception, combine de fois n’avons-nous pas été désillusionnés? Que peut-on faire avec cela? Nous remarquerons que les disciples commencent par dire leur peine quand Jésus leur demande : « De quoi causiez-vous?» Ils ne cachent pas ce qu’ils vivent, ils lui explique en disant quelle est leur déception, celle de ne pas voir la libération d’Israël.
 
Mais ils disent ce que les femmes leur avaient dit. Qu’elles ne trouvaient pas le corps de Jésus au tombeau et qu’ils en étaient bouleversés. Ils saisissent qu’il y a là quelque chose qu’ils ne comprennent pas. C’est alors que Jésus leur dit : «Vous n’avez donc pas compris!» N’avez-vous pas compris que ce qui arrive était pour le mieux, pourtant les prophètes vous l’avaient annoncé. C’est lorsqu’ils invitent Jésus à partager leur repas qu’ils le reconnaissent, mais il avait disparu à leurs yeux.
 
Lorsque nous sommes dans la peine, lorsque nous avons des déceptions, nous devons d’abord identifier nos peines,ensuite les nommer et finalement les partager, comme croyants et croyantes, les porter devant le Seigneur, même si nous ne comprenons pas. Alors nos yeux s’ouvriront et nous comprendrons que le Ressuscité peut agir à travers nos peines, nos déceptions. Cela nous demande juste un peu de foi.
 
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Publié dans Réflexion biblique

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