Apprivoiser sa mort, source de vie.
Aujourd’hui, Commémoration de tous les fidèles défunts, toute la liturgie est une liturgie d’espérance. Je ne peux pas citer tous les textes ici. J’en citerai deux courts passages.
«Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruits…»
Je vous partage une expérience personnelle. J’avais environ 17 ans alors que j’ai frôlé la mort. Alors que j’étais semi conscient j’ai très bien entendu le médecin dire à la personne qui s’occupait de moi à ce moment. «Une ou deux heures de plus et il serait mort.» J’étais alors loin de ma famille et seul. Cet événement à marqué ma vie, pas nécessairement tout de suite, mais en faisant la relecture des événements.
À partir de là j’ai commencé à apprivoiser ma propre mort et cela me fait mieux vivre. Je me suis dit que je devais prendre ma vie en main, qu’elle est fragile. J’ai onc pris soin de me bien traiter physiquement, exercice, bonne nutrition, je me suis également occupé de mon cheminement spirituel. J’ai maintenant passé mes 65 ans. Il y a eu d’autres expériences de mort, pas physique celles-là, mais elles m’ont permis de revivre. Je n’ai pas peur de la mort, je fais confiance et j’espère qu’au dernier moment je pour dire ; «En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.» Ps 30 (31)
Je termine avec l’antienne de communion.
(Cf. 4 Esd 2, 35.34) Fais briller sur nos frères, Seigneur, ta lumière éternelle; qu’ils entrent dans ta joie en compagnie des saints, car tu es bon.»
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