Nul nest prophète dans son pays
Lire : Mc 6, 1-6
L’évangile de ce matin nous montre Jésus qui enseigne un jour de sabbat. On s’étonnait de la sagesse avec laquelle il enseignait, mais voilà, on se disait c’est pourtant le fils du charpentier, Joseph et de Marie, et cela les choquait. Cette non reconnaissance de son milieu a des conséquences graves, l’évangile nous dit «il ne pouvait accomplir aucun miracle».
Cette histoire se répète chaque jour. Les personnes impliquées dans leur communauté, les personnes qui veulent apporter des changements positifs sont souvent rejetées par leur milieu. On entendra dire «pour qui se prend-il, est-ce qu’il n’est pas le garçon d’un tel, ou la fille d’un tel? Si cette personne est d’une famille de modeste condition c’est encore pire, comme si la capacité d’une personne dépendait de la condition de sa famille.
Je ne crois pas que cela soit relié à la jalousie mais bien à une conception qui est que ce qui vient de l’extérieur est meilleur. Peut-être parce qu’on connaît moins les en dessous, l’extérieur paraît plus beau.
Pour ceux et celles qui oeuvrent dans leur milieu il est parfois difficile de produire de grandes choses. Sans la reconnaissance du milieu, il est presque impossible d’accomplir «des miracles», entendons-nous, faire des actions positives qui ressortent de l’ordinaire. Souvent nous nous privons d’avancer à cause de nos préjugés.
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