Jouer sa vie à pile ou face
C’est ce qui me vient à l’esprit en ce dimanche qui a pour thème La recherche du bonheur et en même temps qui souligner La journée mondiale des malades. À première vue, comment concilier maladie et bonheur ? La question est tout là, est-ce qu’on peut être malade et heureux ? Est-ce conciliable ? Si être heureux veut dire être beau, avoir une belle apparence, être en santé, alors, ne cherchons pas plus loin, il est impossible de concilier maladie et bonheur. Le débat est clos.
Mais si le bonheur ne se résume pas seulement à une condition extérieure, alors il est possible de concilier les deux. Il faut bien réaliser qu’être malade n’atteint pas la personne entière, je m’explique. Même si je suis malade, je suis toujours une personne, mais qui vit une maladie, je ne suis pas la maladie. Exemple, si je vis un cancer, je ne suis pas un cancer, j’ai une maladie qui est un cancer.
Dissocier la maladie de la personne est une source de bonheur même si cela n’enlève pas la souffrance. Le bonheur est relié à l’être, et l’être ce n’est pas le corps physique. Le bonheur est l’harmonie à l’intérieur de soi et non à l’extérieur.
Je ne nie pas la souffrance que la maladie apporte, ce serait être idéaliste ou encore irréaliste. Je crois que je devrais prendre le conseil d’un évêque qui se mourait d’un cancer et qui était en proie à de grandes souffrances, il disait à ses prêtres : "Ne parlez pas de la souffrance avant de l’avoir expérimentée." Ce qui vient à dire on peut se faire une idée de ce qu’elle est mais quand on la vit, elle prend un autre sens.
Relier son bonheur à sa condition physique ou extérieur, c’est jouer sa vie à pile ou face.
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