Se convertir, c'est
Durant le temps du Carême nous entendons souvent dire qu’il fau t se convertir, c’est un temps de conversion. Le mot convertir vient du grec, c’est le metanoia qui veut dire; changement d’esprit, la transformation du cœur et du comportement. La conversion c’est aller vers soi, à la dimension du cœur, si ça ne passe pas par là, il n’y a pas de véritable conversion. Se convertir c’est faire appel à sa conscience et cela veut dire faire des choix.
Souvent quand on parle de conscience les gens d’Église et les chrétiens qui se considèrent dans la vérité diront, faire appel à sa conscience, oui, mais il faut avoir une conscience éclairée. Pour eux une conscience éclairée c’est penser, agir et faire ce que l’Église dit. Cela ne veut pas dire qu’il faut rejeter la loi de l’Église, mais qu’il faut être fidèle à l’Esprit qui habite en chacun de nous et ne pas s’attacher à la loi. Je conviens qu’il faut tenir compte des éclairages de l’Église, mais il faut aussi faire son propre discernement. Si Jésus avait mis le concept de conscience éclairée, il n’aurait jamais pu être fidèle à sa mission. Il aurait été semblable aux Scribes et aux Pharisiens qui mettaient la sécurité de leur salut dans la loi. En obéissant à la loi, ils étaient en contrôle, mais le contrôle est dans la tête et non dans le cœur. La conversion elle, vient du cœur.
Jésus dénonce l’attitude des Pharisiens parce qu’il sait que cette façon de voir empêche de percevoir avec le cœur, de se convertir, et n’apporte aucun changement dans les comportements. Cette fausse sécurité de la loi peut nous empêcher de rencontrer un Dieu personnel, car elle nous conduit au cérébral et rarement au cœur. Pour se rendre au cœur, il faut accepter d’abandonner cette sécurité comme Jésus l’a fait, comme Marie l’a fait quand elle a prononcé son fiat.
«Si vous êtes conduit par l’Esprit, vous n’êtes plus soumis à la loi.» (Ga 5,18)
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